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A LA DECOUVERTE DE L’ARTISTE-PLASCTICIENNE GOUNDO

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« JE PEINS POUR QUE LES PARENTS CESSENT D’ENVOYER LEURS ENFANTS N’IMPORTE OU »

Un petit tour à l’Unité 20 aux Parcelles Assainies, nous a permis de découvrir cette jeune plasticienne née un certain 24 avril 1983 à Dakar.Dans sa carte d’identité nationale, il est mentionné Goundo Diop. Même si elle signe dans ses réalisations : Goundo, l’appellation la plus connue de cette talentueuse artiste reste Hélène.Curieuse et insatiable en connaissance, elle ne se limite pas qu’à la peinture. En effet, depuis 2004, elle est employée comme infographe dans une maison de sérigraphie basé au marché Dior des Parcelles Assainies.Quels sont les thèmes que vous développez souvent dans votre travail ? Et l’autodidacte qui n’a jamais étudié l’art de répondre : « Mon travail est focalisé sur la problématique des enfants de la rue », affirme-t-elle. Avant de recadrer : « Au fait, je ne me fige pas seulement sur le problème des enfants de la rue. Il m’arrive aussi de peindre la beauté de la femme sénégalaise, des célébrités, des hommes qui ont eu à marquer leur époque… ». Pour la belle liane aux yeux d’amande, l’unique solution pour arrêter ce fléau, est de sommer les parents d’arrêter d’envoyer leur progéniture « n’importe où », s’offusque t-elle.Le travail de la jeune demoiselle a commencé à être connu depuis qu’elle a exposé pour une première le 11 avril 2008 au centre culturel Blaise Senghor. Lieu où, elle exposa en 2009 et 2010. Même lieu, où elle exposera du 13 au 28 juin. Le thème pour cette exposition qui n’a pas encore de « partenaires », est : « Espoir : Nouvelle vison de la jeunesse africaine ».De l’espoir, effectivement elle en a à revendre. Question à savoir, si elle ne doute pas un non-lieu, l’artiste répond : « Je garde espoir d’ici juin de recevoir des fonds », espère Hélène.Loin de faire partie de la catégorie des pessimistes, Mademoiselle Diop, songe déjà d’une carrière internationale. « Comme tout artiste, je rêve de voir mon travail voyagé à travers le monde », ambitionne t-elle.*Pour conclure, disons que, la talentueuse artiste, infographe et sérigraphe est libre comme l’air. Alors à vos « cola », prêt, mosquée !

Par Djibril DRAME