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MANIFESTE POUR LA DIASPORA AFRICAINE :

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Manifestation de la diaspora Africaine

MANIFESTE POUR LA DIASPORA AFRICAINE : DE L’EXCLUSION ET DE SON INVISIBILITE ACTUELLES A LA CONSTRUCTION DE SA PLUS HAUTE MISSION HISTORIQUE : LE GOUVERNEMENT FEDERAL.

I. Définition
Le mot Diaspora désigne un groupe de personnes physiques et morales vivant hors de leur Terre d’origine, notamment celle qui les a vues naître ou dont ils sont les proches ou les lointains descendants. Toutefois, bien qu’étant éloignées de cette Terre d’origine pour des raisons historiques, elles n’en sont pas tout à fait déconnectées, puisqu’elles prennent fait et cause pour elle, et parfois s’engagent dans ses combats en faveur du développement et de la souveraineté. La Diaspora africaine dont il est question ici comporte une grande communauté humaine.


II. Une Diaspora condamnée à s’unir du fait de son Exclusion et de la violence de l’Histoire à son endroit.

Sans être numériquement la plus importante de la Planète, la Diaspora africaine est unie par les liens de l’Histoire. Une Histoire à la fois terrible, faite de résistances et de visions politiques unitaires et révolutionnaires, dont les membres appartiennent à une Histoire commune qui va du foyer égypto-nubien jusqu’au foyer arabique et phénicien nègres, puis des Empires africains aux deux Traites négrières Transsaharienne et Transatlantique jusqu’à ce que l’on a appelé le « Printemps arabe », en passant par la Colonisation, la Décolonisation, La capitulation de la ségrégation raciale aux USA (suite aux luttes âpres des organisations afro-américaines pour l’obtention des Droits civiques (le communautarisme radical de Malcom X, l’intégration par le prisme de la solidarité humaine de Luther King, le "Come Back Home" de Marcus Garvey, les Black Panthers, la Révolution des Black Muslims), les Luttes de Libération Nationale, les Indépendances nominales de 1960 en Afrique, la Guerre d'Algérie, la mono gouvernance autoritaire des Etats-partis, les Conférences Nationales, la Libération de Mandela et le Démantèlement de l’Apartheid, l’enlisement de la Transition démocratique, la mise en place laborieuse de l’Etat de droit, l’équivoque Dévaluation du Franc CFA, la naissance de l’UA et la reprise du projet des pères fondateurs de la lutte pour l’indépendance continentale (le continentalisme pragmatique de Nkrumah, Sélassié, la Révolution en vue de la souveraineté et l’Unité du Congo comme de l’Afrique de Lumumba, la Résistance et la vision unitaire de Sékou Touré, l’insoumission et la Révolution ver la libération africaine de Sankara), les deux guerres de la Communauté internationale contre la Côte d’Ivoire nationaliste et souverainiste de Gbagbo et contre le père de l’UA, laquelle est née à la suite de la Déclaration de Syrte et de la perspective des Etats Unis d’Afrique : Kadhafi. L’actuelle perspective de la construction de l’Etat fédéral par les peuples, par la Diaspora et par la Dynamique des courants de pensées, associations, ONG et luttes ouvrières.


III. Diaspora africaine, Exclusion économique et invisibilité politique.

Ce qui caractérise aussi cette Diaspora c’est une situation identique d’Exclusion économique, politique, et géostratégique, mais aussi une posture d’Exil (de facto et non de jure) eu égard à son évolution hors de l’Afrique précisément en termes de marginalisation, laquelle l’affecte également dans les pays d’Accueil, où même les Africains, lorsqu'ils y ont obtenu la nationalité, ne sont pas identifiés comme Citoyens à part entière de ces Etats, mais toujours comme Africains, Antillais, comme des Noirs, des populations d’origine étrangère. De la sorte, ils ne sont reconnus ni selon leur Citoyenneté, ni selon leurs Etats d’origine, ni même selon leur appartenance à la République dans laquelle ils ont choisi de vivre désormais sur le mode de la Départementalisation ou du libre-choix. Mais selon leur "race", leur origine géographique et politique.


IV. Le Double Déchirure de la Diaspora africaine

Séparés du continent africain, soit à cause des Traites Négrières, soit pour raisons d’émigration, soit pour engagement personnel, la situation de la Diaspora se caractérise par un double Déchirement.
-Elle ne peut vivre en Afrique dont elle est séparée pour des raisons historiques, sans le vouloir, ou par l’Exil, ou même pour raisons professionnelles.
- Elle ne peut davantage être acceptée dans les pays d’Accueil où elle se trouve. Soit qu’elle vit dans des Républiques, et on lui oppose l’argument de l’Unicité et de l’indivisibilité de la Citoyenneté et de la République, laquelle n’admet pas par principe de communautarisme. Soit qu’elle est intégrée par le bas, n’occupant ni postes de responsabilité susceptibles d’organiser réellement la Diaspora, ni influence dans les Médias, les Universités, l’économie, l’industrie du Livre, le Monde des Affaires, la décision politique…
-Séparée de sa Terre d’origine, elle est aussi, à la vérité, séparée, exclue de cette Nouvelle Terre d’élection. Elle est au cœur d’une double déchirure.
[09:44:34] Cyril Arthur: V. PROPOSITION : DE L’EXCLUSION A L’INVENTION D’UNE MISSION LIBERATRICE : LE GOUVERNEMENT FEDERAL DE LA DIAPORA AFRICAINE.

1. Devenir une puissance numérique capable de contester et de faire tomber des décisions jugées arbitraires et autoritaires contre les Africains et les Noirs de la Diaspora comme du Continent, par des Marches, des Meetings, des seatings, des interventions-répliques. Devenir une Masse critique capable d’une prompte et lucide réactivité aux articles publiés, aux discussions engagées sur la Toile et à l’actualité africaine, diasporique et continentale.

2. S’organiser, cesser d’opérer en vase clos, ou de manière sérielle, sans se soucier d’élaborer un cadre formel et unitaire pour rationaliser et coordonner les Actes, les projets, les Agendas de célébration de la Mémoire des Illustres morts, soucieux de l’organisation des Enseignement diasporiques, des colloques, des conférences.

3. Occuper autant que faire se peut le Réseau médiatique (presse écrite, et audio-visuelle), coordonner les plans de travail, les missions attitrés auprès des pays africains et de la Diaspora, avec la mise en place d’une espèce de gouvernement.

4. Exigence de sacrifice : cotiser pour l’organisation de la Diaspora, en vue de sortir l’Afrique du Mal-développement, de la mono gouvernance et de l’emprise des Réseaux informels… Cotiser pour défendre les leaders politiques progressistes acquis aux idées révolutionnaires du futur Etat fédéral et de la réforme politique, économique et industrielle, qui viendraient à subir des attaques extérieures. Cotiser pour voyager dans les pays de la Diaspora, y compris pour prendre part aux guerres et renforcer les partis acquiss à la souveraineté du continent. Cotiser pour combattre tout ce qui s’oppose à la souveraineté de l’Afrique dans tous les plans. Dans l’immédiat, cotiser pour mettre en place un Réseau organisé assurant la formation révolutionnaire de la Diaspora, avec l’initiation à l’Histoire, à la philosophie, à l’égyptologie, aux langues africaines, aux mathématiques, à l’informatique, à l’électronique, à l’architecture, au droit international économique, au droit pénal, à la science politique, à l’économétrie, à la monnaie, à la logique, à la méthodologie, à la physique comme à la biochimie, en investissant tous les secteurs de pointe. Cotiser pour préparer la Grande riposte en vue de l’indemnisation et des Réparations matérielles et financières de l’Esclavage, des Génocides récents survenus en Afrique, la Guerre du Congo Brazza, la Guerre d'Algérie... Cotiser pour qu’il n’y ait plus, à un échelon optimal, de chômeurs au sein de la Diaspora, mais que la Cause occupe à temps plein les Révolutionnaires et les Salarie tous. Pour qu’ils quittent les travaux qu’ils effectuent actuellement et qu’ils viennent exercer dans le cadre de la Cause Révolutionnaire.

5- Mettre en place une politique de coordination des différents mouvements révolutionnaires en vue d’une plate-forme, d’une supra structure : le gouvernement fédéral de la Diaspora, agissant et parlant au nom de tous, dont les membres seront désignés après une année de travail. Le mode de la désignation sera discuté en off. Une Coordination par continent, un gouvernement fédéral réglementant l’ensemble des Coalitions, en collaboration avec Un Conseil de sages, désignés collégialement en assemblée générale.


6-Le Travail de ce gouvernement diasporique, exilique sera composé des frères et sœurs du continent, acquis aux idées progressistes et révolutionnaires du Futur Etat fédéral africain. Et exercera ce fédéralisme déjà dans la Diaspora avant de le mettre en place en Afrique, et devra donner la preuve de cette Responsabilité, de ce Développement et de cette souveraineté dont l’Afrique manque encore cruellement.

7-La sortie internationale de ce gouvernement fédéral de la Diaspora sera lors de l’organisation du Premier Congrès en vue de l’Etat fédéral qui pourrait se tenir en juin 2012. Et que le Département Recherche, science, enseignement et stratégie internationale » qu’on peut créer pour la circonstance peut préparer.


8-La vision d’un gouvernement de coalition pour l’Etat fédéral dans tous les continents et celle d’un Gouvernement fédéral Afro-diasporique régulant et coordonnant les gouvernement des Etats devrait occuper la Diaspora et lui assigner la plus noble des Missions : organiser et prendre en charge son propre avenir. Celui-ci en effet ne sera plus subi, mais construit.


Pour ne pas conclure.

Notre avenir est ce que nous déciderons d’en faire. Il sera meilleur si nous acceptons de donner le meilleur de nous-mêmes pour l’inventer. Notre avenir sera le produit de nos propres calculs, nos réflexions, l’efficacité de notre organisation, la pertinence de nos propres projections géostratégiques et économico-politiques : en gageant de retrouver notre souveraineté, laquelle ne doit plus être troquée ni tronquée, mais conquise, réappropriée, protégée et sécurisée par nous-mêmes.
Notre avenir cessera d’être incertain lorsque nous l’arracherons à l’incertitude qui nous tétanise encore aujourd’hui. Notre avenir sera le nôtre lorsque nous déciderons de le prendre, de le garder souverainement. Lorsque nous déciderons qu'il soit le nôtre.

Panafricainement.