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L'autre actualité africaine

Wed03292017

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Une destinée panafricaine

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Depuis plus de cinquante années, l’Afrique francophone cherche un chemin vers le développement économique et le bien-être de ses populations. Il ne s’agit pas ici de se poser en comptable de l’histoire et encore moins de chercher les responsabilités quant au naufrage généralisé en matière de politique sociale et économique ; certes il y a des choses qui progressent et le continent affiche un dynamisme économique souvent occulté par une communication à vocation misérabiliste.
Ce modeste témoignage n’a d’autre prétention que de contribuer un tant soit peu, à la réflexion sur une sortie de crise. L’Afrique n’est pas pauvre ; le monde entier se presse depuis plus d’un millénaire sur ses rives pour profiter de ses ressources. La population africaine est reconnue comme étant une des plus pauvres de la planète ; mais elle n’est pas la seule à souffrir de la prédation des initiatives économiques qui ont pour seul indicateur la croissance du profit. Il n’est pas certain que cet appétit pour le gain se traduise en création de valeur humaine. Au mieux, elle sert une accumulation narcissique qui alimente le gaspillage et la surconsommation. Cela aurait une importance relative si la planète terre n’était pas entrée dans une ère de rareté qui semble devoir durer.
La question de la survie n’est donc pas qu’une question africaine. C’est désormais une réalité mondiale qui rend obsolètes certaines convictions en matière de gouvernance économique. Persister dans ces voies qui ne donnent aucun résultat, pire qui accélèrent la destruction des environnements, c’est choisir l’absurde comme mode de vie et se complaire dans l’instinct de mort.

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Lupita Nyong’o: Première actrice noire de nationalité africaine à remporter un Oscar

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Lupita Nyong'o remporte l'Oscar de la Meilleure Actrice de Soutien pour son premier long métrage, "12 Years a slave"

Nyong'o, qui a joué le rôle de Patsey dans le film, a remercié son directeur, Steeve mcQueen, et l'équipe - ainsi que la femme qui a inspiré son personnage. "Je ne peux oublier un seul instant qu'il y a tant de joie dans ma vie parce qu'il y a eu tant de douleur dans celle de quelqu'un d'autre. Et je tiens à saluer l'esprit de Patsey", a déclaré une Nyong'o en larmes en recevant son prix. "Quand je pose mes yeux sur cette statue dorée, elle me rappelle à moi et à chaque petit enfant que peu importe où vous êtes, vos rêves sont valables" rapporte CTV News. Les autres nominées étaient Sally Hawkins, Jennifer Lawrence, Julia Roberts et June Squibb.

Le film «12 years a Save» du britannique Steeve McQueen remporte l'Oscar du Meilleur Film devant les longs métrages «American Hustle», «Captain Phillips», «Dallas Buyers Club», «Gravity», «Her», «Nebraska», «Philomena» et «The Wolf of Wall Street».

C'est le premier film d'un réalisateur noir à obtenir la récompense suprême.
Seulement 6 femmes noires avaient gagné un oscar à ce jour. Lupita est donc la 7e sur la liste et la 1e femme noire de nationalité africaine (kényane), à remporter un Oscar.

Source : afroconceptnews.com

Asu Zoa : Dieudonné au sommet de son art

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A la suite de l’interdiction de son spectacle le Mur, Dieudonné jette l’éponge. Il abandonne la polémique, ne parlera plus des sujets sensibles. Il l’avoue dans une conférence de presse qui ne laisse aucun doute : il capitule et accepte de se cantonner désormais au rôle de bouffon qui sied à son état : habillé en roi nègre sur fond de faune africaine, il tourne la page.

Le Mur est mort, vive le Mur !

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Pourquoi j'irai voir Le Crocodile du Botswanga

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On ne cesse de reprocher aux comédies françaises leur manque de substance et leur absence de vision à long terme. C’est donc avec un plaisir non dissimulé qu’on accueille Le Crocodile du Botswanga, une comédie bien enlevée qui parvient à renouer avec l’humour grinçant et corrosif de Fatal. Avec Case départ, le trio Steketee-Eboué-Ngijol s’était un peu pris les pieds dans le plat en empilant les clichés sur l’esclavage des noirs et les gags lourdingues à l’humour douteux.

Si Le Crocodile du Botswanga n’est pas exempt de ce type de problèmes et reste trop prisonnier de son aspect « populeux » (le gentil et naïf joueur de foot est une identification toute trouvée), le film a le mérite de ne pas se vautrer dans ses excès, évite toute mièvrerie sentimentale, et surtout tente de poser un regard qui se veut critique sur une certaine frange de l’Afrique contemporaine.

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La paix, ça n'est pas du révisionnisme!

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C’est vraiment énervant que des africains se prêtent à ce jeu de leurs oppresseurs en parlant « d’oublier le passé » et de ne plus revenir sur notre histoire.

Chaque année, de par le monde, les occidentaux célèbrent les violences faites contre leurs peuples. Que ce soient les américains au Vietnam, les français durant la 1ere et la 2eme guerre mondiale, ou  les juifs avec le holocauste ; eux ont le droit de se rappeler constamment leur passé et de l’enseigner à leurs enfants.Mais quand il est question des africains : On doit oublier au nom de la paix. Comme si enseigner l’histoire de l’Holocauste a déclenché une nouvelle guerre entre l’Allemagne et Israël.

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L’African jazzy-soul – « Je chante pour soigner les âmes »

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Quand on lui demande pourquoi elle chante, elle nous parle d’amour et d’espérance, elle est comme ça Gasandji, l’affectivité de l’âme Est rentrée dans le corps en fertilisant des ramages de passion et de désir au jus métissé de tradition et de modernité.


L’Afrique surgit tandis qu’elle nous enlace avec sa voix porteuse d’influences Jazz Soul et Reggae. Gasandji « éveille les consciences », c’est écrit.Pas étonnant qu’on succombe à sa grâce lorsqu’elle nous guide vers ses racines, Son désir d’amour, et l’espérance qui l’obsèdent. Elle chante pour soigner les âmes Parce qu’elle croit aux Hommes, et cette force Singulière jaillit sur scène dans une saillie surprenante où la voix et le texte sont furieusement amoureux.
Et si le public affamé d’abandon, succombe inévitablement c’est peut-être qu’on n’a pas l’habitude de croiser des Artistes comme celle-ci. Gasandji à consommer sans modération.
(Marie B.Cros)

Biographie

Née en République Démocratique du Congo, Gasandji, qui signifie « Celle qui éveille les consciences », nous insuffle comme un mystère la dimension sacrée de sa musique et de son chant. Elle défend de façon naturelle une certaine idée d’Africanité, mais au-delà de tout cela une vraie idée d’Humanité. Ces premières expériences scéniques se passent en tant que Danseuse-Chorégraphe, aux côtés d’Artistes tels que : Mc Solaar, Princesse Erika …
Gasandji s’illustre en produisant ses propres scènes (Sentier des Halles, Réservoir, China..) et en première partie d’Artistes comme Lokua Kanza, Kéziah Jones, Nneka, Imany, ou Amadou et Mariam, ainsi que dans de nombreux festivals (Les Francofolies de la rochelle, le womad (uk), et le Festival de La Cité en Suisse).
Elle sera sur les routes de France pour présenter son premier Album à sortir au printemps 2013 sur le Label Jazz   »Plus Loin Music« .

 


Source : http://www.gasandji.com/

Jupiter et les Okwess Internationnal, le nouveau son du Congo

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Jupiter Bokondji ©Bénédicte de la TailleJupiter est l'un des génies que couve la mégapole de Kinshasa, où il est né en 1963. Dans la rue, personne n’aurait l’idée de l’appeler Jean-Pierre. « On m’appelle : Jupiter, Monument vivant, Général rebelle, l’Espoir de la jeunesse, Prophète de la musique congolaise… J’accepte tous ces surnoms ! ». Présentation d'un vrai original.

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Hommage à Bana

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Adieu Bana !

Depuis 60 ans, il dominait sans rival la musique capverdienne, après lui avoir conféré ses premiers titres de noblesse. Pour lui, et dans la filiation des poètes Hespéritains, la musique est l’art des muses. Il semblait inspiré par les Muses ou les trois Hespérides. Que des chansons à texte. Son répertoire est immense.

Grand de taille, Bana, c’est avant tout une voix, sans doute la plus appropriée pour chanter la morna et la coladeira, l’avers et l’obvers de l’âme du Cap Vert, entendue comme matin de Douleur et soir du Souvenir. Bana, c’est le dor (douleur) et la sodade (Souvenir). Il faut écouter et méditer Dor di nha Dor (Douleur de ma douleur) ou sangloter avec lui le destin terrible de Maria Barba, obligée à l’exil par la famine. Qui, mieux que lui, aura su chanter le long et lointain chemin de douleur, Caminho de San Tomé ? Mais il sut aussi répandre la joie de vivre. Il faut entendre et remuer sur Mancidao ou Stanhadinha. Aucun chanteur, mieux que lui, n’a su faire la coladeira.

Il est un vieux verbe français, « musiquer », dont nous avons perdu l’usage. Bana l’avait ressuscité. Bana musiquait. Il n’eût pas le destin tardif et mondial de Cesaria Evora. Le sien fut précoce et national (capverdien). Mais combien fabuleux ! Permanent. Pour le Cap Vert, il était comme la synthèse de Léo Ferré et de Jacques Brel. J’aurais tant aimé qu’il fit un duo, avec Bernard Lavilliers.

Adeus p’eternidade !

Source : pftavares.fr

Pierre Franklin Tavares