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Tunisie : La Banque mondiale déboursera 600 MD par an

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La « Note de Stratégie Intérimaire (ISN) pour  appuyer le gouvernement intérimaire de l’Assemblée Constituante » a été présentée, mardi, par le Groupe de la Banque mondiale à Tunis. Couvrant les exercices 2012-2013, ladite note vise à appuyer la relance économique et renforcer la gouvernance et l’inclusion.

En effet, la Banque qui travaille en étroite collaboration avec les programmes de trois des instituions du Groupe (la Banque mondiale, la Société Financière Internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA)), affirme qu’elle  tend à jeter les bases d’une nouvelle croissance économique qui  soutiendra la création d’emplois durable sur le moyen terme.


Avec une valeur estimée aux alentours de 500 et 600 millions de dinars par an, le programme de l’ISN devrait être cadré  dans  trois domaines d’engagement  correspondant aux priorités du gouvernement intérimaire, et ce pour renforcer la bonne gouvernance et la participation citoyenne.  A cela s’ajoute la promotion de l’inclusion économique et sociale tout en jetant les bases pour le renouvèlement d’une croissance durable.


En termes d’objectifs stratégiques, l’accent sera mis sur le renforcement de la  voix citoyenne et l’accès à l’information ainsi que la promotion de la transparence et la responsabilisation des institutions.


De même, la Banque  se propose de  continuer son appui au programme de réformes du gouvernement visant le  renforcement de  la  bonne  gouvernance,  la transparence,  la responsabilisation des institutions et la  participation  du  citoyen en  Tunisie.


Ce programme devrait répondre aux  besoins les plus urgents dans le but d’assurer la stabilité économique et sociale et de consolider les  acquis du programme de  réformes poursuivi en  2011 et touchant les domaines en matière d’accès à  l’information publique ,la libéralisation de l’internet , la gouvernance  et l’efficacité  des  programmes et services d’emplois et du filet social , et l’accès aux services de base dans les régions et communautés désavantagées.


Il est important de souligner que ce programme  sera appuyé par  des prêts de  développement de politique (appui budgétaire) et d’investissements, des dons fiduciaires et l’assistance technique…


La Banque mondiale  constate que la révolution du 14 janvier 2011 a profondément et durablement modifié le contexte et le contenu des interventions des partenaires au développement, en particulier celles qui doivent, d’une part, être flexibles pour s’adapter aux changements et, d’autre part, guidées par la recherche de l’efficacité en termes d’instruments utilisés par la Banque et d’impact sur la création de revenus et d’emplois.


Toutefois, de même que  le nouveau contexte ne remet pas en question la nécessité d’un modèle de croissance durable et inclusif dans un cadre analytique cohérent, la poursuite des investissements dans les infrastructures constitue le socle du  développement économique  à long terme.


A ces deux éléments s’ajoutent, aujourd’hui, les besoins urgents d’une extension des infrastructures aux domaines sanitaire et social et d’un rééquilibrage du développement en faveur des régions défavorisées.


Si les actions à engager sont identifiées, le défi des autorités tunisiennes est de lever les fonds nécessaires à l’aboutissement de la « stratégie du jasmin ». Et pour répondre à ces enjeux, les bailleurs de fonds devront, de leur côté, renforcer la coordination de leurs interventions et recourir à tous les instruments du marché disponibles

La CEDEAO affiche un taux de croissance de 6,4 pc en 2011

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Les dirigeants ouest-africains ont salué la croissance économique positive de la région de 6,4 pc enregistrée en 2011, ainsi que les perspectives favorables pour 2012.

A l'issue de leur Sommet ordinaire de deux jours à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, ce week-end, ils ont également réaffirmé la nécessité d'approfondir le processus d'intégration régionale afin d'alléger les impacts négatifs des crises et de créer de meilleures perspectives de développement.

"A cette fin, les chefs d'Etat et de gouvernement s'engagent à poursuivre les efforts d'harmonisation des politiques fiscales et budgétaires parmi les Etats membres afin de s'assurer une convergence macro-économique plus grande.

"En particulier, ils réaffirment leur détermination à lever les obstacles à l'application effective du Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens et le droit d'implantation", indique un communiqué publié à la fin de la réunion du 28 au 29 juin, transmis à la PANA.

Afin de consolider le marché commun et de relancer les politiques de développement communautaire, les dirigeants ont instruit la Commission de la CEDEAO d'accélérer la mise en place du Tarif extérieur commun (TEC) et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la finalisation du code des investissements communautaires et la mise en oeuvre d'une politique industrielle commune.

Sur l'Accord de partenariat économique (APE), les dirigeants ont réaffirmé leur engagement pour une conclusion rapide d'un accord de partenariat axé sur le développement.

Cependant, en raison des préoccupations relatives à la juxtaposition de régimes commerciaux différents et aux obstacles posés par la ratification des accords intérimaires par la Côte d'Ivoire et le Ghana au processus d'intégration au cas où un accord régional ne serait pas conclu, les chefs d'Etat et de gouvernement ont souligné la nécessité de trouver des solutions aux principales divergences.

Ils ont par conséquent invité les principaux négociateurs des deux parties à faire tout leur possible, de manière consensuelle et avec la flexibilité requise, pour trouver les voies et moyens de signer, le plus tôt possible, un APE qui sauvegarde les intérêts des deux parties.

Les leaders ouest-africains ont par ailleurs insisté sur la nécessité de ressources adéquates pour financer le Programme APE pour le développement (PAPED).

Les présidents et chefs de gouvernement de 10 Etats membres ont participé à la réunion, tandis que les autres Etats membres ont envoyé des représentations au niveau ministériel.

Le président de la Commission de l'Union africaine, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest et le Représentant du président de la Commission de l'UEMOA ont également participé à ce sommet en tant qu'observateurs.

Plaidoyer pour l'accès des femmes à la microfinance au Sénégal

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L'ancienne ministre sénégalaise de la Micro finance et présidente de Femme, Développement, Entreprise en Afrique (FDEA), Mme Soukeyna Ndiaye Ba, a appelé mercredi à Dakar le gouvernement sénégalais à subventionner les institutions de micro finance pour accompagner les populations démunies et surtout les femmes.

Mme Ba, qui animait une conférence publique sur la micro finance et le développement, a indiqué que la micro finance a pour objectifs de permettre aux plus pauvres de pouvoir gagner leur vie en toute dignité sur la base des droits humains prônés par tous et d'avoir le droit et la possibilité d'accéder à la sécurité alimentaire.

''Il faut renforcer les capacités et le savoir-faire des populations démunies pour leur permettre de prendre en charge leur propre destiné, de réduire leur niveau de pauvreté et de vulnérabilité en facilitant l'accès aux services financiers et permettre aux plus pauvres d'opérer de véritables changements dans leur vie", a-t-elle estimé.

Parlant des défis de la micro finance, elle a souligné que c'est d'abord la faiblesse des densités de la population, les distances qui séparent les populations des institutions de micro finance et le mauvais état des routes parfois impraticables pendant l'hivernage.

Selon elle, pour réunir la masse critique de clients pour une institution de micro finance, il faut procéder à la sensibilisation, à la formation des clients et sociétaires, au suivi systématique et au contrôle des opérations et toucher de nombreux villages du pays.

Toutefois, Mme Ba a précisé que les femmes ont représenté au début de la micro finance jusqu'à 80 pour cent de la clientèle, mais elles n'occupent que 44 pour cent de nos jours, soulignant que celles-ci ont besoin d'une offre de produits financiers adaptés et d'un accompagnement technique pour la mise en œuvre d'activités viables et génératrices de revenus.

Source: Pana

L'économie sud-africiane encore entre les mains des Blancs, selon Zuma

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Le Congrès national africain (ANC) a plaidé pour un changement de politique pour faire face aux problèmes liés à la pauvreté, au chômage et à l'inégalité en Afrique du Sud.

Le président Jacob Zuma s'est déclaré mardi "profondément préoccupé" par le fait que 18 ans après la fin de l'apartheid, l'économie est encore pour une grande part entre les mains Blancs.

M. Zuma s'exprimait ainsi devant la presse à l'occasion de la première journée de la conférence politique de quatre jours de son parti à Midrand.

Le président Zuma faisait référence à un document essentiel aux discussions intitulé, "Construire une société nationale démocratique et un équilibre des forces en 2012 pour une deuxième transition", qui laisse entendre que le gouvernement doit maintenant entrer dans une deuxième ère de démocratie pour s'assurer que les richesses du pays sont distribuées de façon plus équitable.

Le président a également préconisé la fin du modèle actuel basé sur le principe vendeur-libre acheteur-libre pour corriger les déséquilibres nés du système d'apartheid.

Selon lui, ce modèle "prend trop de temps" pour réduire le problème de la pauvreté et des sans terre, mais a promis que la Constitution ne sera pas changée pour relever les défis liés à la réforme foncière.

"Nous savons que personne ne va changer la Constitution, nous avons un pays qui fonctionne très bien" ,a-t-il fait remarquer.*

Les délégués de cette conférence passeront les trois prochains jours à débattre des voies et moyens d'accélérer la réforme foncière.

17 entreprises obtiennent des subventions pour financer leurs plans et la croissance économique

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A l'occasion de la seconde édition de l'African Diaspora Marketplace (ADM II) à Washington DC, aux Etats-Unis, 17 entreprises se sont vu offrir des subventions de contrepartie pour financer des plans d'entreprise innovants et promouvoir la croissance économique dans sept pays d'Afrique sub-saharienne et du Nord.

Ces subventions vont compléter les propres fonds des récipiendaires ADM pour soutenir la croissance de leurs propres entreprises, selon un communiqué des organisateurs transmis à la PANA.

Près de 500 entrepreneurs avaient soumis des plans d'entreprises pour l'obtention d'une subvention dans le cadre du concours ADM II.

ADM II est une collaboration de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), la Compagnie Western Union et la Fondation Western Union.

Lancé en 2009, ADM est une des rares initiatives associant les secteurs public et privé à exploiter les connaissances et les ressources de la Diaspora africaine basée aux Etats-Unis et d'autres entrepreneurs à saisir les opportunités économiques en renforçant les capacités des petites et moyennes entreprises (PME) d'Afrique sub-saharienne à obtenir des capitaux.

Quarante quatre finalistes pour l'ADM II briguaient les plus hautes récompenses avec des plans d'entreprises portant sur des secteurs hautement prioritaires, à fort impact en Afrique.

Les finalistes ont présenté des projets ayant trait à l'agro-alimentaire, les technologies de l'information et de la communication (TIC) et les énergies renouvelables.

Les projets récompensés sont une entreprise kenyane d'agro-alimentaire appliquant des pratiques durables (zéro-déchet) à travers la production commerciale d'engrais organique à haut rendement, le premier fournisseur de technologie légale en Tunisie, un groupe électrogène alternatif utilisant des déchets agricoles au Liberia et un système de fourniture d'informations médicales en ligne au Nigeria.

Chaque récipiendaire peut recevoir une subvention totale de 70.000 dollars, comprenant jusqu'à 50.000 dollars de subventions de contrepartie en espèces et/ou jusqu'à 20.000 dollars d'assistance technique.

ADM II est financé conjointement par l'USAID, Western Union et la Fondation Western Union.

Les autres partenaires contributeurs sont Ecobank, l'African Capacity Building Foundation (ACBF), le Centre pour la recherche et l'enseignement sur le business international de l'Université George Washington, la Fondation Tony Elumelu, le Département d'Etat et Irv Barr Management.

Le concours ADM a permis d'exposer des idées prometteuses et innovantes pour les entreprises susceptibles de créer des emplois et de renforcer les relations commerciales sur les marchés émergents d'Afrique sub-saharienne.

Ce programme aide des entrepreneurs basés aux Etats-Unis à soutenir les communautés africaines.

Source: Africanmanager

Ecobank signe un protocole d’accord avec EXIM-Bank de l’Inde

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Le Groupe Ecobank vient de signer un protocole d’accord avec la Export-Import Bank of India (EXIM-Bank) pour "promouvoir et financer le commerce et les flux d'investissement entre l'Afrique et l'Inde"", a appris la PANA ce mardi de sources proches de l’institution bancaire panafricaine dont le siège est à Lomé.

Un communiqué de la banque panafricaine transmis ce mardi à la PANA indique que cet accord va faciliter une coopération entre EXIM-Bank et Ecobank et permettra d'explorer les opportunités communes de commerce et d'investissement.

Selon une estimation de la Banque africaine de développement (BAD), citée par le communiqué, "le commerce entre l'Inde et l'Afrique a doublé au cours des quatre dernières années, au-delà de 50 milliards de dollars, avec un objectif en termes de commerce bilatéral fixé par le gouvernement indien à 90 milliards de dollars à l’horizon 2015".

"Ecobank, présente dans 32 pays du continent africain, entend saisir cette opportunité", souligne le communiqué.

Source: Panapress

BRICS: ils contrôlent 1/5 de l’économie mondiale

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La croissance économique des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a été phénoménale au cours des 10 dernières années. Selon les chiffres publiés en mai 2012 par le FMI, ces cinq pays qui comptent 40% de la population de la planète représentent 20% du produit intérieur brut mondial contre 8,7% seulement en 2001…

La Chine, deuxième puissance mondiale

Le groupe des BRICS forme un ensemble assez hétéroclite. En effet, la Chine produit plus de la moitié de la puissance économique (53% du PIB en 2011). Le rythme de la croissance chinoise a été supérieur à 10% par an, au cours des 10 dernières années, dépassant les 14% en 2007. Cependant, la 2ème puissance de la planète ne progresserait, cette année, que de 8%, en raison de la crise qui touche ses marchés à l’exportation en Europe et en Amérique du Nord.

Le challenger brésilien

Dans la cour des petits BRICS, avec près de 200 millions d’habitants, le Brésil occupe la première place, devant la Russie et l’Inde. Sixième économie mondiale après la France et devant la Grande Bretagne, son taux de croissance ne rivalise pas avec celui de l’empire du milieu avec un modeste 2,7% estimé en 2011 contre 3% prévu en 2012, selon le FMI. Son industrie reste pénalisée par la forte valorisation de sa monnaie (le real) face au dollar.

La Russie premier exportateur mondial de pétrole

Grâce à son territoire, le plus vaste du monde, deux fois la superficie de la Chine (1,8 exactement), la Russie possède d’innombrables ressources en matières premières. Premier producteur et exportateur de pétrole et de gaz (à quelques barils de l’Arabie saoudite), le pays bénéficie de revenus pétroliers conséquents qui dopent sa croissance (+4,8% par an au cours des 10 dernières années). La prévision de croissance est, selon le FMI, d’environ 4% pour 2012 et les années suivantes, selon le FMI. L’économie russe se classe au 9ème rang des puissances mondiales.

L’énorme besoin d’infrastructures en Inde

Malgré une population voisine de celle de la Chine, l’Inde n’occupe que le quatrième rang des BRICS, avec une puissance comparable à celle de la Russie. Ce pays souffre de fortes inégalités, tant entre Etats qu’entre villes et campagnes. Le manque d’infrastructures est considérable. Ainsi la consommation d’électricité est quatre fois moindre qu’en Chine. Plus de 300 millions d’Indiens ne peuvent bénéficier de cette source d’énergie. Actuellement, les réformes économiques sont retardées par une crise politique sans précédent. La croissance prévue est de 5% en 2012 contre plus de 7% en moyenne au cours des dernières années.

L’Afrique du Sud, des mines et des services

L’Afrique du Sud se positionne comme la première économie africaine, avec plus de 30 % du PIB de l’Afrique sub-saharienne. Son développement a bénéficié de l’exploitation de matières premières comme l’or, le platine, le diamant, le ferrochrome, le charbon. Le dynamisme de ses exportations a entrainé la constitution d’un important secteur de services, comme la bourse de Johannesburg, première du continent africain. La croissance avoisinerait 2,5% en 2012 contre 3,5% en moyenne au cours de ces dernières années.

 

Sources: Pierre-louis Passalacqua et Jean-luc Zeiler

L’Inde menace-t-elle les positions chinoises en Afrique?

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De l’Ile Maurice à la Réunion, les Africains d’origine indienne racontent une histoire qui ne plaît pas aux Chinois. Surtout lorsqu’elle est reprise par des analystes occidentaux. Selon eux, l’Afrique a plus de choses en commun avec l’Inde qu’avec la Chine. L’implantation des entreprises indiennes va d’ailleurs crescendo en Ouganda, en Tanzanie, au Kenya et en Afrique du Sud, où les traces de l’immigration indienne remontent au XIXè siècle. Puissance émergente et discrète, l’Inde constitue-t-elle une menace pour les positions chinoises en Afrique?

Pour Jean-Claude Beaujour, avocat français spécialisé sur l’Asie, il y a une double façon de voir les choses: «l’Inde est appelée à s’alimenter, voir s’approvisionner en matières premières à l’extérieur, et donc à s’intéresser au continent africain. En outre, les entreprises indiennes ont bien compris qu’il est important de se consolider sur les marchés où elles sont déjà présentes. Le continent africain est au nombre des débouchées possibles pour les entreprises indiennes, même si cela ne concerne qu’un nombre très limité d’entreprises. En effet, d’une manière générale, les entreprises indiennes considèrent qu’elles ont beaucoup à faire sur leur marché domestique avant d’aller à la conquête des marchés étrangers.»

«Il convient d’observer, poursuit Jean-Claude Beaujour, que l’Inde a développé une industrie de nouvelles technologies qui n’a pas de frontières aussi étendues que pour la commercialisation d’autres produits manufacturiers. Donc, le fait que les Indiens regardent du côté de l’Afrique pour vendre un certain nombre de produits et de services, rentre dans l’ordre des choses possibles. Pourquoi est-ce que les véhicules indiens à bas prix et les produits de santé ne pourraient-ils pas être commercialisés en Afrique?».  A condition que l’offre indienne n’entre pas en concurrence frontale avec l’offre chinoise sur le sol africain.

«Les Indiens offrent beaucoup dans le secteur de l’industrie, des nouvelles technologies et des produits de santé. Alors que l’offre chinoise est plus concentrée dans le commerce, le bâtiment et les infrastructures. Il est vrai que dans le contexte régional asiatique, les deux pays sont déjà concurrents. Mais, ce que je constate c’est que sur le plan culturel par exemple, il y a une forte proximité entre les Indiens et les Africains, et peut-être plus forte qu’entre les Chinois et les Africains. Il y a une raison toute simple à cela. Les indiens ont eu un bout de vie avec les Anglais, et l’Afrique a une partie anglophone. De ce point de vue, on peut dire que les Indiens sont plus proches des Africains que ne le sont les Chinois», avance notre analyste.

A la différence des Chinois, dont les investissements sont pour la plupart publics, les investissements indiens sont d’origine privée. Leur stratégie de négociation est souvent jugée plus rigide, mais leurs activités plus durables – ce qui est très apprécié par les États africains partenaires africains.

Le partenariat Inde-Afrique peut paraître opportun dans la mesure où ces deux régions du globe partagent des objectifs communs, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, de développement humain et de croissance économique.

Ces dernières années, l’Inde a amorcé un formidable développement économique qui accroît ses besoins en matières premières, et New Delhi a pris conscience que l’Afrique pouvait devenir un partenaire économique stratégique qui lui permettrait de sécuriser ses approvisionnements et ainsi maintenir son développement. En face, les pays africains sont en quête de nouveaux partenariats pour développer l’économie du continent.

Malheureusement, si l’on constate aujourd’hui que la stratégie commerciale de l’Inde en Afrique va bien au-delà de l’exploitation de ressources à la chinoise, les activités indiennes ne sont pas toujours génératrices d’emploi. Sur ce point précis, l’Inde fait à peu près jeu égal avec la Chine.

 

Source: Alexis NDONG