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Silence, on massacre au Congo Brazzaville

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Yves Bénot, un vieil ami aujourd’hui disparu, a écrit un instructif ouvrage qui, en son temps, n’eut pas un grand retentissement : « Massacres coloniaux » . Et pour cause. Au moment de sa parution, des massacres étaient en cours au Rwanda.

Il y répertorie, en une courte séquence de violences, toutes les actions militaires françaises (entre 1944 et 1950) qui n’eurent d’autre objectif que l’extinction brutale des revendications anticoloniales : Sétif (1945), Haiphong (1946), Madagascar et Casablanca (1947), et Côte-d’Ivoire (1949-1950). Et sa publication porte un sous-titre suggestif : « la mise au pas des colonies ».

Mais que signifie donc « mettre au pas » ? L’expression composée signifie « contraindre à obéir » et, si nécessaire, par la force. Elle veut également dire « exercer son pouvoir sur une personne ou un groupe d’individus, pour l’obliger à se comporter comme on l’entend ».

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Congo Brazzaville : double mensonge d’État

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Il n’est de justice que la vérité. Rien au monde, nulle force, aucune ligue d’intérêts, pas même un mensonge d’état ne saurait suffire à voler au peuple congolais la défaite de Denis Sassou Nguesso.
Après la fraude électorale orchestrée par le Parti Congolais du Travail (PCT), puis le « huis clos » mis en place par le Ministère de l’intérieur et suivi de la menterie exprimée par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), voici que la Cour constitutionnelle s’apprêterait, après l’examen des réclamations (art. 176), à consacrer une grossière falsification, en transformant une débâcle électorale en victoire politique. Ce corps arbitral ne serait donc pas neutre, comme l’énonce pourtant l’article 176 de la Constitution. Misère et tristesse du droit, elle aurait vendu son impartialité pour des graines de lentilles.

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Bouaké 2004 - Le document que le groupe Bolloré censure en Afrique seulement

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Le lundi 8 février 2016, l’émission de Canal + « Spécial Investigation », diffuse une enquête consacrée à la sombre affaire du bombardement d’une base de l’armée française à Bouaké dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Cette attaque, attribuée à l’époque à l’aviation ivoirienne avait fait dix morts dont neuf soldats français en novembre 2004. Elle avait précédé une quasi guerre entre Paris et Abidjan (sous la présidence de Laurent Gbagbo) dont le point culminant a été le massacre de jeunes manifestants par la force Licorne sur l’esplanade de l’hôtel Ivoire.

Bizarrement, l’émission ne sera pas diffusée sur Canal + Afrique, l’un des derniers nés du groupe de Vincent Bolloré. Elle sera remplacée par un documentaire intitulé « Cocori… couac ! Quand la France torpille ses contrats ». Cette censure partielle n’est pas une première pour Canal+. Après les événements de 2004 en Côte d’Ivoire, la rediffusion d’une enquête de « Lundi Investigation » documentant notamment la fusillade de l’hôtel Ivoire, avait été annulée. Une enquête menée sur le terrain par Stéphane Haumant, aujourd’hui à la tête de Spécial Investigation.

A l’époque, cette censure avait été justifiée par les « menaces » que de trop âpres vérités pourraient faire peser sur les communautés françaises en Afrique. Plus de onze ans plus tard, la même logique semble prévaloir.

L'hommage du quotidien français Médiapart à Gbagbo

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Entre son arrestation sous les bombes françaises le 11 avril 2011 et son transfert à la Cour pénale internationale à La Haye, durant ses huit mois de détention à Khorogo, il n'y avait guère que de simples citoyens ivoiriens, camerounais et autres Africains à le défendre sans relâche. Dès le 16 avril 2011, ils manifestaient à Paris, place de la Bastille, pour lui crier leur solidarité.

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Afrique média n'était finalement qu'un mort-né !

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La faiblesse des plus forts, dans les bagarres de rues, comme dans celles des salons feutrés ou du monde virtuel, est la démesure réactive, voire réactionnaire face à la moindre incartade et la mise en péril des socles constitutifs desdites forces. C'est comme recevoir un coup de couteau sur la tempe pour avoir dit un traditionnel « mouf ». L'art de la guerre ne consiste pas toujours à exposer les gros muscles pour ne jamais à avoir à les utiliser, mais justement s'en servir pour tuer dans l'œuf tout orgueil des dominés afin de les empêcher de rêver d'une éventuelle émancipation. Il importe donc, pour une bataille politiquement saine et moins susceptible de représailles, de structurer la résistance par toutes les formes de production et de reproduction que la généreuse nature a bien voulu concéder au continent africain, plutôt que de l'instrumentaliser.

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Exclusif : l'armée camerounaise a empêché un coup d'Etat envisagé par la France pour renverser Biya

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Une source militaire au service du régiment camerounais luttant contre Boko Haram dans le Grand Nord a confié au Journal du Cameroun (Cameroon Journal) comment le 15 janvier de cette année, l'armée camerounaise a interrompu ce qui devait dégénérer en un renversement violent du président Biya dans un coup d'Etat.

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Le général Medjahed : «Les Américains veulent pousser la Tunisie à accepter une base militaire»

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Dans une déclaration au journal El-Bilad,parue ce samedi, le général-major à la retraite et analyste politique Abdelaziz Medjahed, a estimé que l’attentat terroriste qui a endeuillé la Tunisie, et revendiqué par Daech, est «une forme de pression exercée sur ce pays pour l’amener à accepter l’installation d’une base militaire américaine sur son sol». «Ainsi, juge le général Medjahed, les Etats-Unis pourraient enfin mettre en place l’Africom (Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique) au Maghreb, dix ans après sa création».

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L'Afrique du Sud prête à la rupture avec la Cour pénale internationale

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L'Afrique du Sud, blâmée pour avoir reçu mi-juin le président soudanais Omar el-Béchir poursuivi pour génocide, envisage de quitter la Cour pénale internationale (CPI), souvent critiquée pour ne viser que des responsables africains.

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