Les quatre vérités de Lula Da Silva aux présidents africains

Suivant l'exemple de l'Amérique Latine, l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance aux mains des occidentaux. Le continent Africain riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes les potentialités pour devenir la première puissance économique planétaire. Mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances.

Ce sont les paroles de l'ex-president brésilien Lula Da Silva, la semaine dernière en Guinée equatoriale pour la réunion des chef d'états Africains.

Lula a invité les chef d'état à ouvrir les yeux sur ce qui s'est passé en Afrique ces derniers mois, en Libye et en cote d'ivoire : l'interférence de la France et des Etats-Unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté africaine et pour les futures générations.

 

Durant l'assemblée générale sur le rôle des jeunes africains, une session détachées de la réunion avec thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs Africains d’être avides, d’assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d’être des servants de l'occident qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté.

La devise de ces chefs d’États étant : "chacun pour soi, Dieu pour tous" ne portera loin l'Afrique, il faut le sens de responsabilité, d'humilité, de dignité et d'Unité pour bien gouverner indexant la majorité les leaders africains  arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales.

Il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole des 5 pays du monde. Ajoutant que: l'Union Africaine a 1,4 milliard d'habitants, l'Amérique latine 400 000 d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au conseil de sécurité de l'ONU ; surtout que la crise economique mondiale provient des Etats-Unis. Et il a déploré le fait que l'Union Africaine soit financé seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela , l'Union Africaine (UA) ne peut pas défendre les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même U.A qui légitime les coups d’États, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse à qui il a réitéré l'invasion Francaise dans le continent noir ! La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d’être leurs colonies, avec des interférences dans les affaires internes des pays africains. Le Cas de la Côte d'Ivoire, où Paris avec l'utilisation de la force a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Si pour la Côte d'Ivoire, rien a été fait pour arrêter le coup d'état, l'union Africaine pouvait demander le cessez le feu immédiat en Libye. Seul le président Sud-africain Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident avait osé dire qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'UA où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux en occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal qui a séjourné à Benghasi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Compaore du Burkina Faso qui a soutenu la rébellion de Outtara en Cote d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les Al Shabaab en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbe du Togo, Odinba Ali Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression  Allassane Ouattara de la cote d'ivoire !

Texte en italien traduit en français par Kouame Celestin N'Brah