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Violences en Côte d'Ivoire : "Nul ne sera épargné" par la justice, déclare Ouattara

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a assuré mercredi 25 juillet que "nul ne sera épargné" par la justice après les récentes violences dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, lors d'un entretien donné à la chaîne de télévision TV5 Monde. "Ce qui s'est passé à Duékoué est parti d'un acte criminel, que je condamne. Ensuite, un groupe de population a voulu se venger. Ceci est inadmissible. On ne peut pas faire justice soi-même", a affirmé Alassane Ouattara.

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Laurent Ggbagbo et transfèrement de Soro Guillaume: Fatou Bensouda peut-elle souder la CPI?

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Procès de Laurent Ggbagbo et transfèrement de Soro Guillaume à La CPI: Fatou Bensouda peut-elle souder la CPI?

Le départ de Nicolas Sarkozy de l’Elysée est sans doute un soulagement pour les Africains. Sarkozy était un véritable cancer contre les Africains. Mais cela veut-il dire que Gbagbo sera libéré et que Soro Guillaume enfin condamné en lieu et place?


Le souhait le plus ardent des Ivoiriens et Africains ouverts d’esprit est de voir Gbagbo et tous les autres arbitrairement emprisonnés être en liberté totale, et Soro Guillaume et Alassane Ouattara condamnés pour répondre des crimes odieux qu’ils ont commis contre l’humanité sur l’autel des intérêts français.

Cependant, il faut éviter d’être naïfs. Si la Côte d’Ivoire s’est retrouvée dans cette situation calamiteuse, c’est bien parce que les Ivoiriens ont été naïfs à travers les années, depuis les présidents de la république jusqu’aux paysans.

En effet, pendant que Kwamé Nkrumah, Patrice Lumumba et d’autres leaders africains réclamaient la création des états unis d’Afrique, pour une Afrique forte, véritablement indépendante politiquement et économiquement, Houphouet-Boigny , n’avait pas vu loin et a opté pour une co-opération avec la France sur la base de relations privilégiées, croyant qu’une telle co-opération pourrait bien développer l’Afrique qui n’avait pas la technologie et les moyens scientifiques nécessaire pour son développement. Houphouet n’avait pas perçu qu’il n’ya pas de relations privilégiées mais de relations d’intérêts économiques entre états. Et il a reconnu et regretté ce fait au soir de sa vie. Il n’avait pas également compris que la mentalité de l’impérialiste n’est pas pour enrichir ou développer le colonisé mais plutôt de l’appauvrir. Parce que si le colonisé devient riche comme le capitaliste, l’existence du colon n’a plus son sens.

Qui donc il va-t-il coloniser? Où va-t-il désormais prendre ses ressources pour sa survie? Ne voyant qu’au bout de son nez, Houphouet a ainsi signé des accords de co-opération économique et militaire dont nous payons aujourd’hui les lourdes conséquences. En effet nous vivons et dormons sur notre propre terre sous les canons de la France installés au 43ème BIMA. Pour avoir ainsi agi, Houphouet-Boigny fut le chouchou de la France jusqu’à sa mort. Avec ce statut d’enfant aimé de la France, il contribua à faire renverser ou assassiner ses propres frères présidents africains pour la défense et la protection des intérêts français.

Devenu intouchable, il pilla les richesses de la Côte d‘Ivoire avec la France. Dans sa mégalomanie, il construisit la Cathédrale Saint Paul du Plateau (Abidjan) et la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro, laquelle basilique dont l’entretien revient à plus d’un milliard de francs CFA par an. Dans le même ordre de pensée, au lieu de garder en banque en Côte d’Ivoire, il confia au Vatican des milliers de milliards qui selon lui devraient revenir à la Cote d’Ivoire après sa mort. Jusqu’à présent rien n’a été remis à la Cote d’Ivoire et personne ne sait ce que cet argent est devenu. Belle preuve d’intelligence. N’est-ce pas?

Affaibli financièrement à la suite de cette bavure et ne pouvant plus payer les dettes galopantes de la Côte d’Ivoire au FMI et la Banque Mondiale, Houphouet s’est vu imposer par ces institutions un certain Alassane Dramane Ouattara, inconnu des Ivoiriens, afin de faire rembourser les dettes de notre pays. Alors que la logique demandait qu’un ministre devienne président du conseil interministériel, c’est plutôt Alassane Ouattara sorti du néant en Côte d’Ivoire qui fut parachuté comme président de ce conseil en 1990.

En 1991, il devint premier ministre de Côte d’Ivoire. Une performance extraordinaire qui a surpris les ivoiriens. La toute puissante opposition dirigée par Laurent Gbagbo dénonça cette nomination et déclara officiellement que Dramane Ouattara n’était pas ivoirien. Ayant le dos au mur, Houphouet-Boigny reconnut de manière expresse Alassane Ouattara comme ivoirien. Henri Konan Bédié ensuite démontra à l’assemblée nationale dans un discours de 2 heures d’horloge qu’Alassane Ouattara était bel et bien ‘un éminent intellectuel ivoirien’.Dès ce moment l’homme du pays des hommes intègre entra véritablement en scène avec des actions à couper le souffle. Rappelons ici son bilan lugubre pour mémoire:

1. Il privatise toutes les entreprises de la Côte d’Ivoire et les vend à la France. Les ivoiriens sont privatisés dans leur propre pays. L’eau qu’ils boivent leur est vendue par la France alors que la Côte d’Ivoire regorge de nombreux fleuves qui la parcourent du nord au sud. Il en est de même pour l’électricité.

2. Il abat les salaires des fonctionnaires et ‘raccroche les enseignants’. Les bus de transport universitaires sont supprimés et les bourses d’étudiants non payées. Les étudiants sont nourris avec du coucous de chien (connu comme Only for Dog).

3. Il équipe les étudiants du PDCI avec des armes et les transforme en loubards contre ceux de la FESCI qui était vue comme une branche de l’opposition politique.

4. Il fait descendre dans la nuit du 17-18 mai 1991 sur la cité universitaire de Yopougon (où je résidais à l’époque), l’armée ivoirienne. Conduits par le Colonel Robert Guei, les militaires cassent de l’étudiant et commettent les premiers crimes d’Alassane. Des étudiants furent tués et enterrés nuitamment. Des étudiantes furent violées à merveille. Alassane dissout la FESCI et traque ses leaders et militants. L’opposition ivoirienne demande une commission d’enquête. Les résultats des investigations menées rendent l’armée coupable. Houphouet-Boigny refuse de sanctionner l’armée. En réponse, tous les partis politiques de l’opposition tiennent une marche le Mardi 18 Février 1992. Alassane Ouattara encore casse de l’homme. Gbagbo échappa à une attentive de d’assassinat intelligemment organisée par Alassane et ses maitres, et plusieurs personnes furent arrêtées et détenues pendant près de 6 mois.

5. Il instaure contre les textes de la cedeao la carte de séjour en Côte d’Ivoire et torpille les étrangers, particulièrement ceux qui ont des noms musulmans afin de les distinguer selon lui des musulmans ivoiriens et ‘renflouer les caisses de l’état’. La gendarmerie et la police en profitèrent pour rançonner tous les étrangers et commettre les abus de tous genres qui ont fini par semer la psychose chez tous les étrangers vivant sur le sol ivoirien.

6. Alassane Ouattara annonce qu’il faut étendre la Côte d’Ivoire au de-là des frontières du Burkina Faso pour inclure le Mali et créer un état qui parlera la même langue. Dans cette vision, des mosquées poussèrent partout à travers Abidjan, même au Plateau qui est le centre d’affaires de cette belle capitale.

Objectivement, tous ces actes devraient normalement interpeller la classe politique ivoirienne afin qu’elle prenne des mesures intelligentes pour contrer cet homme. Cela ne fut pas le cas. Selon le psychanalyste Sigmund Freud, les expériences qu’un enfant traverse durant son enfance, déterminent le type de personnalité qu’il devient plus tard dans sa vie. C’est exactement le cas de la Côte d’Ivoire. Les actes préliminaires d’Alassane étaient un présage de ce que la Côte d’Ivoire vit actuellement. Malheureusement, tous les politiciens ivoiriens ont mal géré cet homme qui, aujourd’hui endeuille la Côte d’Ivoire et fait le déshonneur de l’Afrique.

Toutefois, à la mort d’Houphouet, Bédié retourne sa veste pour enfin admettre qu’Alassane n’était effectivement pas ivoirien. Il introduit le concept d’ivoirité qu’il utilisa très mal, par ce qu’il faisait la publicité d’Alassane au lieu de le contraindre au silence. Bédié a fait encrer Alassane Ouattara dans les esprits des étrangers et des ivoiriens en Côte d’Ivoire comme un homme persécuté et victime. En psychologie, lorsqu’en parle mal de son adversaire, on contribue sans le vouloir à accroitre la côte de popularité de ce dernier, puisque chacun éprouve de la sympathie et devient curieux, et cherche à découvrir cet adversaire.

Et sans hésiter, Alassane a exploité cette naïveté politique de Bédié en sa faveur. Il dressa donc les gens du nord contre les autres ethnies de la Côte d’Ivoire. Pourtant c’est lui-même qui a initié cette catégorisation ethnique avec l’introduction de sa carte de séjour. Le comble de la naïveté politique provident de Laurent Gbagbo lui-même. Un acte et encore plusieurs autres erreurs qu’il regrette sans doute aujourd’hui à la Haye et il ne me dira pas le contraire, notre cher président.

En effet, au lieu de soutenir Bédié dans son mea-culpa contre Alassane, Gbagbo forma le Front Républicain avec le RDR d’Alassane Ouattara pour lutter contre le PDCI. Il justifiait cette association contre-nature avec Alassane en disant qu’il s’agissait d’une stratégie politique pour battre le PDCI. Mais il refusa de participer aux élections présidentielles de 1995 au nom du ‘boycott actif’.

Le revers de ce rapprochement bizarre avec Alassane était que Gbagbo entérinait et légitimait la nationalité ivoirienne douteuse d’Alassane que l’opposition avait remise en cause au départ. Etant très populaire en Côte d’Ivoire, Gbagbo n’a pas pris ce facteur en compte. Il n’a pas vu que ce rapprochement avec Alassane pouvait faire basculer beaucoup de personnes dans le camp de Dramane. Et cela a été fait et les résultats sont là aujourd’hui avec notre sang.

Lorsqu’un leader charismatique comme Gbagbo décide de former un front politique commun avec Alassane contre le PDCI, cela veut clairement dire une seule chose qui est claire: Alassane est ivoirien. Mettons-nous ensemble avec lui pour nous battre contre le pouvoir en place.

Un leader politique charismatique, est un rôle-model auquel son peuple s’identifie. Tous ses actes sont pris en exemple, qu’ils soient bons ou mauvais. D’autres ivoiriens ont alors rejoint le RDR. C’est cette naïveté dont nous payons tous avec lui-même aujourd’hui le prix dans le sang. Toute la classe politique ivoirienne a sous-estimé et considéré avec complaisance Alassane Ouattara depuis on arrivée en Côte d’Ivoire jusqu’au génocide des Guérés à Duekoue, et au kidnapping de Gbagbo le 11 Avril 2011 au palais présidentiel à Abidjan sous les bombes françaises.

Sur la base de ces faits réels de naïveté, peut-on aussi naïvement espérer à la libération de Gbagbo avec l’arrivée de François Hollande et Fatou Bensouda?

Si l’on part du principe unique et purement juridique, il faut reconnaitre que la CPI s’est mise très mal à l’aise de par les erreurs et errements juridiques et politiques de son procureur Ocampo. L’image de cette cour internationale est ternie par le transfèrement et détention de Gbagbo à la Haye. En clair cette instruction est juridiquement aux abois et veut refaire son image aux yeux du monde. Dans ce cas, les juges peuvent tourner dos aux politiciens et ordonner l’application stricte du droit contre le politique afin de réparer leur identité professionnelle endommagée dans le Gbagbogate. Ainsi Fatou Benssouda pourra rétablir l’ordre pour remettre notre président en liberté sans retenir la moindre charge contre lui et soigner les blessures de la CPI.

Soro Guillaume se verra donc inculpé et emprisonné sur la base des crimes qu’il a effectivement commis sous les regards hypocrites du monde entier. Je donnerai mérite au droit dans ce cas de mesure.

Toutefois, les Ivoiriens et Africains doivent éviter d’être naïfs et voir le procès de Gbagbo avec beaucoup de réserve. Je ne suis pas pessimiste et mon intention n’est pas de créer le doute chez les Ivoiriens et Africains. C’est une question d’objectivité, car il s’agit d’un procès d’intérêts économique et politique, et tout est joué d’avance. Alors, il faut aller avec prudence. Sinon Gbagbo n’aurait jamais été kidnappé et débarqué à la Haye. En clair, Il n’y aura pas de droit à la CPI. Le droit sera jeté par la fenêtre dans un ballet théâtral juridique où chacun viendra jouer sa part de comédie avec des articles taillés sur mesure pour justifier les charges contre Gbagbo et le condamner.

Pour y arriver, la CPI, sur instructions de Barack Obama, Sarkozy et François Hollande, va également transférer Soro Guillaume et le condamner. Fatou Bensouda ne pourra rien souder dans cette affaire car les décisions de ce procès sont déjà fixées depuis le 11 avril 2011 quand Laurent Gbagbo a été kidnappé par l’armée française en sa résidence à Abidjan. Tout a été déjà préparé. Fatou Bensouda est devant une situation accomplie et se trouve dans un état de dissonance cognitive. Elle a en face d’elle son propre frère qu’elle doit condamner. Ce qui est immoral mais elle doit accomplir aussi une mission qui lui est assignée. Ce qui crée chez elle une tension psychique.

Mais elle sait que sa nomination en remplacement d’Ocampo n’est pas une promotion fortuite. Elle sait que cela répond à un seul souci politique mais non juridique. Elle sait aussi qu’elle sera utilisée et sacrifiée tout comme Soro Guillaume. Ocampo a tout préparé avec sa bande, et Fatou Bensouda sera utilisée pour faire condamner Gbagbo et dire qu’il a été emprisonné par sa propre sœur africaine et chanter par tout que le procès a été équitable et juste et que le droit a été dit. C’est la méthode impérialiste classique d’utilisation des africains contre les Africains. Et puisque la dignité n’a pas de sens pour l’Africain, Fatou Bensouda viendra exécuter les décisions prises pour enfermer son propre sous les acclamations des occidentaux qui la qualifieront d’éminente juriste, bien sûr, pour service bien accompli. C’est le cas d’Houphouet-Boigny qui était décrit comme le sage d’Afrique par la France, alors que dans la réalité, il fut l’homme le plus stupide que nous ayons connu en Afrique.

Soro Guillaume dont la place est normalement à la CPI, servira alors à accompagner et renforcer la décision juridique d’un procès économique et politique qui sera prise. C’est justement pour cette raison que la secrétaire d’état américaine Hilary Clinton déclarait lors de son passage à Abidjan que Soro Guillaume doit être transféré à la CPI, ne serait-ce qu’à titre de témoin.

C’est un message codé qu’elle a donné, mais les Ivoiriens ont naïvement vu dans ce message une vraie épée pendue sur la tête de Soro. Toutefois les Ivoiriens ont raison de penser ainsi au vu des crimes commis par ce bout d’homme. Logiquement Soro Guillaume a sa place à la CPI. Mais ce n’est pas du tout ce que Clinton voudrait dire à travers son message. Elle disait tout simplement que Soro doit être remis à la CPI afin d’aider à la condamnation de Gbagbo dans la mesure où le transfèrement de ce dernier à la Haye a produit des effets contraires et inattendus qui pourraient les éclabousser tous. Chez les Akans, lorsqu’un roi meurt, on le fait accompagner d’esclaves dans sa tombe. C’est le rôle que va jouer Soro Guillaume dans ce film.

La déclaration de Clinton est donc une menace contre Gbagbo mais non contre Soro. Mettre Soro a la CPI, c’est neutraliser les chances de GBAGBO de faire éclater toute la vérité. La première performance de Gbagbo en audience à la Haye a donné des sueurs froides à Obama, Sarkozy et l’ONU. D’où la nécessité de créer une parité entre le camp Gbagbo et le camp Ouattara en faisant remettre Soro à la CPI à titre décoratif.



Les récentes sorties de Soro à Singapour et à l’assemblée nationale de France ne sont que de la poudre aux yeux du monde. Soro sait et est convaincu qu’il ira à la CPI pour aider à la condamnation de Gbagbo. Il fait du tapage international pour faire croire qu’il est aussi poursuivi par la CPI pour crimes contre l’humanité. Ce qu’il est entrain de faire, dans la réalité, c’est préparer l’opinion internationale pour accepter la condamnation de Gbagbo par la CPI, Contrairement aux ivoiriens qui pensent que Soro est menacé par la CPI, je pense que Soro n’est pas du tout inquiété et qu’il est prêt pour s’offrir en mouton de sacrifice pour le maintien de Gbagbo en prison et se faire libérer par la suite par la CPI pour insuffisance de preuves. Soro est un homme très logique dans le mal. Il ira jusqu’au bout de sa feuille de route comme Gbagbo.

Ivoiriens et Africains, arrêtons d’être naïfs. Ouvrons nos yeux grandement. L’Afrique est en retard économiquement parce que nous sommes naïfs. Il n’est donc pas question de faire confiance à François Hollande pour sauver l’Afrique. Nous devrons nous battre dans la solidarité pour notre vraie liberté et bien-être social, mais pas compter sur François Hollande ou quiconque pour quoique ce soit. Mon prochain article portera sur François Hollande et la françafrique

Par Anderson Loa, Professeur de Psychologie. Angleterre

Me Habiba Touré saisit la justice française sur le cas Michel Gbagbo

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« L'affaire Michel Gbagbo » connaît un rebondissement en France. Depuis hier lundi 25 juin, Maître Habiba Touré, Avocate franco-ivoirienne de la famille Gbagbo et principalement du fils aîné d'origine française du président ivoirien, a déposé une plainte près le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, avec constitution de partie civile, pour « enlèvement, séquestration et traitements inhumains et dégradants ».

Faut-il le rappeler, cela fait environ quinze (15) mois que Michel Gbagbo est détenu à la prison civile de Bouna, au Nord de la Côte d'Ivoire, depuis la fin de la crise postélectorale le 11 avril 2011. La plainte de Me Habiba Touré, déposée devant le Doyen des juges d'instruction, vise Soro Kigbafory Guillaume, ainsi que dix (10) chefs de guerre.

Une source judiciaire proche du Tribunal de Grande Instance de Paris avec qui nous avons conversé hier par e-mail via Internet, nous a fourni la liste exhaustive des mis en cause. Il s'agit de Chérif Ousmane, Issiaka Ouattara dit Wattao, Fofié Kouakou Martin, Touré Hervé Pélikan dit Vétcho, Morou Ouattara, Ousmane Coulibaly alias Ben Laden, Koné Gaoussou dit Jah Gao, Losséni Fofana dit Loss ou Cobra, et de deux chefs de guerre anonymes que son Zoumana Ouattara et Dramane Traoré.

(…) Ce n'est pas la première fois que Me Habiba Touré saisit la justice française sur le cas Michel Gbagbo. Déjà le 18 novembre 2011, l'avocate de la famille du Président Laurent Gbagbo avait déposé une plainte similaire devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Mais elle avait été déboutée par le Parquet, qui avait à l'époque estimé que sa requête était mal fondée. « Celui-ci (le Procureur) a classé la plainte sans suite en m'indiquant que la coutume internationale ne lui permettait pas d'engager des actions contre des agents d'un État étranger », nous a expliqué Me Habiba Touré, hier.

S'inspirer de l'affaire Guy-André Kieffer

Tirant les leçons de cette déconvenue judiciaire, l'avocate s'est entourée de toutes les garanties juridiques afin de permettre à cette nouvelle action en justice de prospérer. Me Habiba Touré indique qu'elle s'est inspirée du dossier Guy-André Kieffer, du nom du journaliste franco-canadien qui a disparu à Abidjan le 16 avril 2004, pour relancer la procédure. « Cette plainte est différente de la précédente. La nouvelle plainte, avec constitution de partie civile (la Française Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo, ndlr), se trouve entre les mains du Doyen des Juges d'Instruction près le Tribunal de Grande Instance de Paris. Il s'agit d'obtenir la désignation d'un Juge d'Instruction afin que ce dernier puisse, comme le Juge Patrick Ramaël dans le dossier Kieffer, mener un certain nombre d'investigations pour voir si effectivement Michel Gbagbo a été illégalement détenu pendant des mois. Et que les mis en cause soient mis en examen voire qu'il délivre des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre des personnes accusées », a clarifié Me Touré.

En clair, l'avocate de la famille Gbagbo veut obtenir une commission rogatoire depuis Paris pour instruire le dossier Michel Gbagbo. Et elle ne s'en cache pas. « Il est à rappeler que dans le dossier Kieffer, le Juge Ramaël avait convoqué la Première Dame Simone Gbagbo et (feu) le Ministre Bohoun Bouabré à des auditions sans que l'on invoque la « coutume internationale ». Il revient donc aux autorités françaises de montrer autant de diligence pour Michel Gbagbo, qui est aussi un ressortissant français », s'est justifié Me Habiba Touré.

ANASSE ANASSE

l'Afrique se morcelle, s'émiette et se désacorde.

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Après s'être mondialisée, l'Europe s'européanise aux confins de sa géographie. L'Asie se réorganise en ses sous-ensembles, coalisés, et d'immenses pays tels que l'Inde et le Brésil sont dits émergents. L'Afrique, quant à elle, a choisi de se morceler, de s'émietter et de se désaccorder avec la cécité de ses hommes politiques et l'incurie de bon nombre de ses intellectuels.

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Patriotisme et fraternité universelle.

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Aborigènes et allogènes numériquement importants, voilà la réalité du peuplement de la Côte d’Ivoire, dès son indépendance, en 1960.

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CPI : MORENO OCAMPO, Procureur ou Mercenaire en cravate ?

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A l’approche de l’audience de confirmation des charges prévue pour se tenir le 18 Juin 2012, le bureau du procureur de la CPI a rendu public son document de notification des charges contre le Président Laurent Gbagbo. Notons, d’entrée de jeu, que le Procureur Moreno Ocampo est dans son rôle c'est-à-dire, celui consistant à réunir des éléments de preuves pouvant conduire à la condamnation du Président Laurent Gbagbo. Cette lourde tâche doit avoir à sa base, la vérité.

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Côte-d’Ivoire : la réconciliation corrompue

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Un an après l’accession de Ouattara au pouvoir, le pays reste divisé et n’arrive pas à sortir de la crise sociale et du tribalisme.
Par FANNY PIGEAUD Correspondante à Abidjan

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Un air de capitulation de la communauté internationale face au putsch de Laurent Gbagbo

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PARIS - Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a dénoncé mardi "un air de capitulation de la communauté internationale face au putsch de Laurent Gbagbo" et appelé l`Union européenne à "monter d`un cran" ses mesures de rétorsion.

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