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Politique

Laurent Gbagbo, l’indocile

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L’histoire de l’Afrique est habitée par de nombreux personnages debout jusqu'au bout: Béhanzin, Kwamé Nkrumah, Thomas Sankara, Lumumba… Ces figures ne cheminent pas seulement l’une après l’autre dans le déroulement des temps ; un combat les lie d’une décennie à l’autre, d’un siècle à l’autre ; le même combat pour l’émancipation du continent. Un combat qui recommence chaque fois avec chacun d’eux, et qui se cristallise à chaque recommencement autour d’un lieu, d’un front, d’une heure, d’un temps donnés. Behanzin et le Benin, Nkrumah et le Ghana, Machel et le Mozambique, Mandela et l’Afrique du Sud, Lumumba et le Congo, Sankara et le Burkina Faso, Gbagbo et la Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire : la Côte d’Ivoire fut pendant longtemps un prolongement de la France en Afrique. On ordonnait de Paris et on exécutait à Abidjan. C’était du temps des Houphouët et compagnie. Houphouët-Boigny le bon chef nègre comme on les aime : féroce avec son peuple et frotte-manche, rampant, servile avec l’ex-métropole. Le vieux - comme on l’appelait - la courbette en seconde nature, portait les marques de l’Empire coloniale avec une certaine fierté ; l’aliénation était à ses yeux une gratification : « Que serions-nous sans la France ? Notre bonheur est laqué Paris», clamait-il à tout bout de champs.

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Don Mello met à nu la mascarade de Ouattara

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Le 11 décembre 2011, le pouvoir Ouattara organisera les élections législatives en Côte d'Ivoire pour élire un nouveau parlement dans l'optique de mettre en place le deuxième pilier de la république: l'Assemblé nationale. Le 29 novembre 2011, soit deux (2) semaines avant ses élections, le Président Laurent Gbagbo est déporté à la Cour pénale internationale (Cpi) et selon l’acte d’accusation :

«Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que co-auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011». Le même acte indique : «Les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’Ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition, Alassane Ouattara».

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Le président Laurent GBAGBO emprisonné à La Haye: Le président John Jerry Rawlings dénonce un enlèvement

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J‘ai appris avec consternation que le président destitué de Côte d’Ivoire,Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI),le mardi 29 novembre suite à une inculpation rapide,en totale violation du code international des procédures et au mépris total des exigences de la paix en Côte d’Ivoire.

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Le Président Gbagbo porte plainte contre Nicolas Sarkozy et son armée

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SEM Laurent GbagboExcellence Monsieur le Président,

Le 31 août 2011, lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris composée de diplomates du monde accrédités près de la France, vous avez mis un point d’honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France. Certainement pris de remords, de tourments et d’une gêne bien visible, vous vous êtes pris au budget sur un ton répétitif, de justifier l’intervention illégale de votre «puissante armée» en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-mêmes difficilement, tant elles paraissent absurdes. Vous justifiez en effet l’intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, par un nouveau concept ; celui «de la responsabilité de protéger».

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La gratuité des soins ou le calvaire des malades

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Docteur Mamadou Diomandé
La semaine dernière, j’ai été touché par le cri de cœur de certains malades face aux difficultés qu’ils rencontrent dans nos centres de santé en cette période de gratuité des soins. Ils ont l’impression d’avoir été trompés par la politique de gratuité des soins du président de la république Alassane OUATTARA.

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Côte d'Ivoire : un ancien rebelle à la tête de la nouvelle armée

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 Un soldat des Forces républicaines de Côte d'Ivoire, à Yamoussoukro, le 21 mai 2011, date de l'investiture d'Alassane Ouattara.
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a nommé, jeudi 7 juillet, Soumaila Bakayoko, l'ancien chef militaire des rebelles, au poste de chef d'état-major de l'armée. Dans un geste destiné à accélérer la réconciliation nationale, il a également nommé Deto Leto, général sous l'ancien président Laurent Gbagbo, au poste d'adjoint au chef d'état-major.

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Un diplomate français avoue : «Nous nous sommes trompés sur Ouattara»

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Alassane Dramane OuattaraMalgré les discours officiels de Nicolas Sarkozy, la diplomatie française commence à reconnaître que l’Elysée s’est trompé sur le compte de Ouattara dans le dossier ivoirien. Car les nouvelles d’Abidjan ne sont pas bonnes, surtout pour la communauté française qui a de gros intérêts en Côte d’Ivoire.

Depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir, la situation sécuritaire s’est complètement dégradée avec des Fds remplacées par des Frci, une armée à la gâchette facile. Avec eux, tous les problèmes se règlent dans le sang. Plus de police, plus de gendarmerie… La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays au monde qui fonctionne sans justice. Du reste, ce sont les Frci qui rendent la justice. Bonjour les dérives.

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Que cache la sortie d’Alassane Ouattara sur la question des finances publiques ivoiriennes ?

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Alassane Dramane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internernationale"Le président Gbagbo a utilisé l’argent de l’Etat pour se maintenir au pouvoir. Moi, je vais développer le pays". Profession de foi du Président Alassane Dramane Ouattara lors de l’entretien qu’il a accordé à nos confrères de France 24, à l’occasion de la cérémonie de son investiture.

Quelques heures avant de rejoindre le sommet du G8 à Deauville. "Il faut faire sortir la Côte d'Ivoire de cette longue période d'agonie économique et réconcilier les ivoiriens, il y a un prix à payer. Je compte sur le G8 pour le faire dans le cadre d'un partenariat", a-t-il détaillé. Pour cela, "la Côte d'Ivoire a besoin de 15 à 20 milliards d'euros pour les cinq prochaines années", a précisé Alassane Ouattara, avant d'ajouter : "le président Nicolas Sarkozy a prévu un programme de désendettement de 2 milliards d'euros, bien sûr je demanderai un peu plus au président Obama".
Le président ivoirien, pour la communauté internationale, Alassane Ouattara a déclaré : le pays à besoin de soutien.

Profession de foi d’un chef d’Etat qui bénéficie de l’état de grâce du nouvel arrivant (?). On convient volontiers de mettre au compte du passé sa gestion de l’Etat à la tête de la Primature de 1990 à 1993. Laquelle gestion, impulsée par les plans d’ajustement structurel du Fmi, a laissé plus de mauvais souvenirs que de bons points dans la mémoire collective : privatisations tous azimuts avec leur cortège de licenciements, asphyxie des entreprises privées par l’instauration de l’ASDI. Certes, il y a eu aussi le départ de certains directeurs de société, de régies financières (feu Angoua Koffi, directeur général des douanes a été l’exemple le plus patent), la réduction des avantages des barrons du PDCI. Mais, on ne peut occulter l’affaire des 19 tonnes d’effets personnels et la résidence savoyarde de 300 millions FCFA acquise peu de temps après sa nomination à la Primature pendant que les Ivoiriens étaient soumis à un régime « hyper amaigrissant ».

Le Fmi avait même blâmé le Premier ministre Alassane Dramane Ouattara qui, dans sa gestion (et certainement pour des intérêts de positionnement) confondait allègrement ajustement et développement.

En effet, tout économiste le sait très bien, le concept d’ajustement est un terme qui exprime ou traduit « une adaptation » de la part d’un pays qui a subi des chocs extérieurs et/ou qui a commis des erreurs de politiques économiques. Ce concept s’oppose donc à celui de développement qui, pour sa part, traduit « un projet actif de structuration d’un tissu économique et social dans une perspective de long terme ». On peut alors noter que les politiques d’ajustement relèvent du court terme, tandis que les politiques de développement sont du long terme. L’économiste-banquier ne l’avait pas compris. Ces propos du chef de l’Etat cachent aussi et surtout une dénonciation calomnieuse de l’ancien régime dont, pourtant, la communauté financière internationale a noté avec grande satisfaction, la gestion rigoureuse et transparente des finances publiques.

Pourquoi les institutions de Bretton-Woods ont-elles accordé à la Côte d’Ivoire le point de décision ? Sinon reconnaître que le programme économique conclu avec ce pays a été exécuté de manière satisfaisante. A chacune de ses missions, le chef de délégation, Mme Doris Ross, le répète, "le Fmi est strict avec la Côte d’Ivoire, mais aussi objectif ". N’oublions pas que le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, a reçu deux prestigieux prix internationaux en rapport avec la gestion des finances publiques dans un pays en crise. A moins d’être des trophées de complaisance, c’est la preuve que les finances publiques ivoiriennes étaient bien gérées. A telle enseigne que le nouveau chef d’Etat l’a reconduit.

Le régime Gbagbo ne peut être diabolisé économiquement

La puissance financière ou dictatoriale d’un chef d’Etat ne peut le maintenir longtemps au pouvoir, sinon ses idées, son programme de gouvernement.

Rafraîchissons la mémoire des uns et des autres pour indiquer que la crise politico-militaire de septembre 2002 est intervenue au moment où l’économie ivoirienne commençait à donner des signes de reprise après la période de stagnation et de déclin de 1998 à 2000. Cette reprise était due en partie à des progrès significatifs en matière de stabilisation macroéconomique, ainsi qu’à une amélioration de l’allocation des ressources à la faveur de la mise en œuvre de réformes macroéconomiques et structurelles initiées par le régime Gbagbo et soutenues par les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire. C’est alors que les institutions de Bretton -Woods ont repris leur coopération suspendue en 1998, après avoir observé de graves dérapages dans la gestion des finances publiques.

Pendant cette période (2000-2002), nombre d’injustices ont été réparées : rétablissement des salaires du corps enseignant, réévaluation des salaires des magistrats et du corps médical, accroissement du revenu des paysans etc.

Au moment où la Côte d’Ivoire allait bénéficier d’une réduction substantielle de sa dette extérieure, elle est confrontée à une crise politico-militaire qui réduit à néant, tous les efforts consentis (il était prévu et annoncé le déblocage des salaires et la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle).

Cependant, sous l’éclairage du Président Gbagbo, l’économie ivoirienne résiste à la crise. Le déficit budgétaire est contenu à 2% du produit intérieur brut et son taux d’inflation à 2,5%. Le dynamisme des importations ne dément pas. Le tonnage traité par le port autonome d’Abidjan ne cesse de progresser. L’économie locale tirée par le binôme café-cacao ne s’est pas effondrée. Des relais de croissance apparaissent avec le pétrole dont les chiffres sont publiés en Côte d’Ivoire pour la première fois depuis que le pays est indépendant. Le pétrole donne un coup de pouce et les recettes sont en partie utilisées dans le cadre des chantiers de la capitale Yamoussoukro, du vaste programme d’électrification, la réhabilitation du réseau routier etc.

L’économie va de  mieux en mieux et ce dynamisme s’accentue jusqu’au point de décision. Après trois missions en Côte d’Ivoire, pas une seule fois la communauté financière internationale n’a évoqué une quelconque mauvaise gouvernance. Là où on a tenté de prendre Laurent Gbagbo par défaut, on a vu la manière avec laquelle il a traité ce dossier : il s’agit de l’affaire café-cacao. Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que dans le programme de gouvernement de la Refondation, la bonne gouvernance repose sur ce postulat : « La grave crise économique, politique et sociale que vit le pays est imputable essentiellement à la mauvaise gouvernance, à la corruption généralisée, à l’autoritarisme politique et économique, à l’impunité, aux gaspillages. Il faut y mettre fin. C’est une exigence nationale. Je m’y consacrerai avec d’autant plus de détermination et d’abnégation que par ses deux dimensions politique et technique, la bonne gouvernance constitue la synthèse de nos objectifs de refondation… ».

Si aujourd’hui, il ne reste que le point d’achèvement, il faut reconnaître qu’il y a d’abord eu le point de décision après tout un programme économique qu’il a fallu faire accepter aux Ivoiriens. On se rappelle ces grèves des enseignants et des médecins sans service minimum, ces arrêts de travail des douaniers, policiers, ces débrayages des transporteurs, des huissiers. Bref, de tous ces corps constitués suite aux sacrifices à consentir pour bénéficier du point d’achèvement. Même si on ne veut pas lui devoir de considération, tâchons de remercier la fille de ménage qui a su faire le marché sans lequel l’épouse ne peut faire un bon plat pour son époux.

A la fin de la troisième mission du Fmi, le ministre de l’Economie et des Finances, annonçait que le budget 2011 était prêt. On n’attendait que la fin de la présidentielle pour le mettre à exécution. On ne peut raisonnablement pas dire que Laurent Gbagbo a utilisé l’argent du pays pour se maintenir au pouvoir.

Avec l’investiture, l’état de grâce s’achève. Les regards sont à présent tournés vers la case pour voir comment les murs de la nouvelle Côte d’Ivoire seront montés.

Au demeurant, l’histoire de la Côte d’Ivoire prouve que le « Tous pourris » est un slogan qui se retourne toujours contre la démocratie et ses défenseurs. Surtout, ce slogan transforme en chasse aux sorcières ce qui devrait conduire à une réflexion de fond sur un système. Mais, justement, le veut-on ? N’est-il pas significatif que ce soit souvent les plus conservateurs qui sont les plus prompts à allumer des bûchers ? Tous ceux qui, aujourd’hui, diabolisent sans vergogne l’ancien régime, ne sont que les rouages d’un mécanisme pervers qu’ils ont eux-mêmes mis en place et dans lequel ils se complaisent. C’est ce mécanisme qu’il convient de dénoncer, et de dénoncer encore, et non les hommes qu’il faut coûte que coûte abattre. Que cache la sortie d’Alassane Ouattara sur la question des finances publiques ivoiriennes ?

En résumé

Alassane Dramane Ouattara : Premier ministre de 1990 - 1993

Pays non divisé, pas de guerre, pas d’embargo, pas d’occupation militaire de l’étranger, Houphouët Boigny sur son lit d’hôpital (Ce qui veut dire seul à la commande).

1) Croissance du PIB: de -1,2% à -0,4%

2) Recettes Fiscales: de 573,4 milliards à 451,16 milliards soit une baisse de 20%

3) Déficit des Finances Publiques: 3% du PIB

4) Volume de la Dette intérieure (arriérés fournisseurs): 378,4 milliards

5) Paiement de la dette intérieure: 59,23 milliards/an (c'est une moyenne)

6) Dette extérieure: de 77,2% du PIB à 89,8% 7) Il a vendu toutes les entreprises d’état de la Côte d’Ivoire à 1euro symbolique (Electricité, Eau, téléphone etc.)

 

Laurent Koudou Gbagbo : Président de la république de Côte d'Ivoire de 2000 à 2010

Pays divisé en 2, guerre financeé par ADO selon Zakaria l'un des chefs rebelles, embargo, et occupation militaire des forces étrangères.

 

1) Croissance du PIB: de -2,3% à +3,8% avec un atterrissage en 2010 estimé à + de 4%

2) recette fiscale: de 1035,4 milliards à 1 795 milliards soit une progression de 73,42%

3) déficit des finances publiques: 1,5% du PIB

4) Volume de la dette intérieure: 132 milliards

5) Paiement de la dette intérieure: 237 milliards

6) Dette extérieure: 16% du PIB.

 

A vous de juger. Ici les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sans commentaire.

Article initialement publié sur  : http://actunews360.blogspot.com/

Jacques Inweb - Membre du MAP (Mouvement d'Action Panafricain)