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Politique

« L’ingérence en Côte d’Ivoire a été et reste génocidaire »

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Me Koffigoh

(AfriSCOOP) — Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre du Togo (et Chef de la Mission d’observation de l’Ua lors de la présidentielle ivoirienne du 28 novembre dernier), reste plus que jamais droit dans ses bottes de panafricaniste. Au lendemain de la chute du pouvoir de Koudou Gbagbo, il interprète pour nous les faits et gestes des principaux acteurs de l’actualité internationale sur le continent noir. Sans fioritures.

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Nomination, promotion… Ces allégeances qui gênent

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Ado Gbagbo Bédié

A peine sont-ils nommés que certains cadres proches du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) s’empressent d’aller ‘’saluer’’ le président Henri Konan Bédié. Une attitude qui laisse penser, à la base, qu’il faut d’abord faire allégeance au sphinx de Daoukro avant de voir son curriculum vitae arriver à la bonne adresse.

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En Côte D’Ivoire la République est bafouée et ressuscite le Dr Kwame Nkrumah.

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Kwame Nkrumah

En Avril 2011, en réponse au contentieux électoral issu des élections présidentielles en République de Côte d’Ivoire en 2010, l’armée française, sur demande de l’ONU, nous dit-on, bombarde massivement la Côte D’Ivoire, permettant ainsi aux rebelles d’Alassane Ouattara de suspendre les institutions et civilités républicaines dans ce beau pays frère.

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Pourquoi Houphouët Boigny a refusé de donner la nationalité ivoirienne à Alassane Dramane Ouattara?

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Les dernières confidences d’Houphouët Boigny à propos d’Alassane Dramane Ouattara, par Leita Edi Kouamé

«Je suis pratiquement au soir de ma vie et il est impérieux que je vous livre quelques informations capitales pour préserver la Côte d’Ivoire d’une éventuelle rupture sociale après que je ne sois plus. En effet, je me rends en France pour subir une intervention chirurgicale et je ne puis vous dire si je vais revenir vivant. Ainsi, vous pourriez utiliser à des fins utiles ces révélations, si je rentrais, si je rentrais effectivement silencieux de la France. Voilà pourquoi je vous ai fait appeler d’urgence. Sachez à toutes fins utiles que mon ambition majeure pour la Côte d’Ivoire, notre beau pays, a toujours été de l’élever au rang de pays fortement industrialisé, doté d’infrastructures modernes qui le rendraient totalement indépendant. C’est pourquoi, je me suis investi à faire de la Côte d’Ivoire un pays économiquement fort, avec le cacao et la café qui font la fierté du pays. Malheureusement, la France et ses alliés vont user de tous les moyens pour arrêter cette noble ambition que j’ai pour mon pays. Ils vont donc former spécialement des jeunes cadres africains, dont Alassane Dramane Ouattara, pour m’assassiner et détruire la Côte d’Ivoire.
Mais avant de vous dire qui est Alassane, sachez d’abord à partir de quand la Côte d’Ivoire va connaître ses réels problèmes


En effet, du 11 au 15 janvier 1978, je reçois en visite officielle d’amitié et de travail, le président de la République française d’alors, Valéry Giscard D’Estaing. Je lui ai fait visiter toutes les infrastructures de la Côte d’Ivoire. Ainsi, de retour en France, Valéry fait rassembler le G7 pour décider des procédures de destruction de la Côte d’Ivoire. Car elle pourrait devenir le miroir du monde si rien n’est fait pour l’arrêter dans son évolution. Mais cette décision ne rencontre pas l’adhésion de l’Angleterre qui n’en voyait pas l’utilité. C’est à partir de ce moment que les prix de nos matières premières, en particulier, le café et le cacao vont chuter considérablement, et cela perdure. Mais le G7 ne s’arrête pas à cette seule action, il va multiplier les coups d’Etat contre ma personne.
Mais à partir de 1981, avec l’arrivée de François Mitterrand à la tête de l’Etat français, les tentatives et actions de déstabilisation de la Côte d’Ivoire vont beaucoup durcir et s’intensifier. C’est ainsi que François Mitterrand va profiter de l’asile politique du jeune Laurent Gbagbo en France en 1984, pour le persuader d’un coup d’Etat contre moi. Mais Gbagbo, profondément patriote, refuse de détruire son pays qu’il aime tant. Alors Mitterrand et le G7 vont recruter le jeune Alassane Dramane Ouattara, fonctionnaire au Fmi, pour l’action de déstabilisation et de destruction de notre cher pays. Car, connaissant parfaitement les origines burkinabés de celui-ci, ils le sentaient capable d’un tel comportement. Alassane est alors invité en France en 1984 pour expliquer son travail au Fmi pour l’Afrique, devant plus de 40 chefs d’Etat, pendant une conférence de presse.

 

Mais comment Alassane est-il arrivé au Fmi ?

En effet, de 1973 à 1983, sur intervention du président voltaïque d’alors, Sangoulé Lamizana, je nomme Alassane à la Bceao successivement comme chargé de mission, conseiller spécial du gouverneur, Directeur des études et vice-gouverneur en 1983. En 1982, je demande à mon ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Aboulaye Koné de décorer le jeune Voltaïque Alassane pour son dynamisme au travail. Aussi, le 1er novembre 1984, avec ma bénédiction et mon appui spécial, il est nommé fonctionnaire au Fmi. Egalement, pour lui témoigner toute mon affection, après la mort d’Abdoulaye Fadiga, ex-Gouverneur de la Bceao, je nomme Alassane comme nouveau gouverneur de cette Institution. Mais chacun de vous se demande pourquoi et si c’était de gaieté de cœur que j’ai nommé Alassane Dramane Ouattara comme Premier ministre de la Côte d’Ivoire.
C’est essentiellement par souci de préservation de la Côte d’Ivoire d’une implosion sociale, à l’avènement du retour au multipartisme en 1990, ainsi sur intervention du G7 et des Institutions de Bretton Woods, je nomme d’abord, Alassane comme président du comité interministériel le 18 avril 1990, ensuite comme Premier ministre en novembre 1990.
Mais avant de le nommer comme Premier ministre, Alassane s’engage par écrit à rester en dehors de la politique ivoirienne, en s’occupant uniquement de redresser l’économie, même après ma disparition.

Pourquoi ai-je exigé cela de lui ?

C’est parce que Alassane n’est pas Ivoirien, mais plutôt Voltaïque (Burkinabé), d’origine. En effet, Alassane Dramane Ouattara est né à Noumoudara qui signifie en Tiéfo, sa langue maternelle, village de forgerons en ex- Haute-Volta (Burkina Faso). Noumoudara est dans le canton de Sindou, de la subdivision de Banfora, qui est du cercle de Bobo-Dioulasso. Il a pour père feu Ouattara Djika et pour mère feue Boro Bintou, tous deux Burkinabè d’origine. Alassane est jumeau, son frère est mort à sa naissance, ce qui entraina, également la mort de sa mère. Ainsi, Alassane fut élevé par Tabili Ouattara, la deuxième femme de son père, jusqu’à l’âge de 4 ans. C’est à cet âge également que le cousin et ami de son père, Tiécoura Ouattara, affectueusement appelé Mossi Ouattara à Dimbokro, comme cuisinier de l’administrateur colonial de l’époque.
Retenez également que Alassane a fait le cycle primaire et secondaire, après l’école coranique en ex-Haute-Volta, actuel Burkina Faso. Il a obtenu son Bac au Lycée Zinda. Kaboré Alassane est parfaitement conscient de ses origines voltaïques. J’en veux pour preuves le document signé de lui et qui se trouve entre les mains d’une personne digne de confiance dont je vous révélerai le nom dès mon retour de la France.
Maintenant, je vais me permettre de vous indiquer quelques points utiles de la procédure suivie par Alassane pour accéder au pouvoir.
En effet, comme je l’ai indiqué tantôt, Alassane, le Monsieur Afrique du Fmi, est invité à Paris par François Mitterrand et le G7, en vue de prononcer une conférence explicative sur son travail au Fmi pour l’Afrique. C’est à cette occasion, qu’en aparté, François Mitterrand et le G7 vont confier à Alassane la mission destructrice de la Côte d’Ivoire. Mais n’étant pas Ivoirien, donc ignorant les réalités du pays, c’est Dominique Ouattara née Dominique Folloroux Nouvian, qui est choisie pour aider Ouattara à réussir sa mission. Voilà comment elle va se re-trouver auprès d’Alassane. Ainsi, par l’intervention personnelle de celle-ci auprès de moi, je demande l’accord du président Thomas Sankara pour que Alassane soit nommé vice-gouverneur de la Bceao, au compte du Burkina Faso. Mais pour mener à bien sa mission de destruction de la Côte d’Ivoire, Ouattara va demander à être Ivoirien en m’adressant une lettre à cet effet, sur conseil de Dominique Ouattara. Je me contenterai seulement de lui faire établir un passeport de travail, tout en lui promettant la nationalité ivoirienne par décret de naturalisation, lequel décret n’a jamais été signé de moi et qui se trouve entre de bonnes mains. Notez que Dominique Ouattara, Juive d’origine mais Française de nationalité, est la clé qui ouvre les portes à Alassane. Une tâche à laquelle elle s’attelle avec finesse. Elle va même jusqu’à éliminer physiquement l’ex-Gouverneur de la Bceao, feu Abdoulaye Fadiga qui était son amant, rien que pour permettre à Alassane d’être le nouveau Gouverneur de cette institution ; lequel poste que ce dernier convoitait depuis fort longtemps, pour m’avoir adressé plusieurs correspondances à cet effet. Car, dans son entendement, personne ne lui contesterait ses origines ivoiriennes, vu que ce poste a toujours été dévolu à un Ivoirien de pur sang.

Vous vous demandez certainement pourquoi Mme Ouattara a autant de faveur auprès de moi ?

C’est tout simplement parce qu’elle a ma confiance par son ardeur au travail, son efficacité, mais surtout sa discrétion. Car elle a travaillé avec moi dans bien de domaines que je ne puis vous dévoiler maintenant. Retenez seulement que c’est elle qui gère mes biens immobiliers à travers le monde entier. J’ai même fait d’elle mon homme de confiance. Voilà pourquoi, elle bénéficie de tant de faveur auprès de moi. Mais, vu mon âge beaucoup avancé et mon état de santé qui ne fait que se dégrader, je vous demande d’ouvrir grands les yeux sur elle, car c’est une espionne de haut niveau. Elle a toujours su se donner les moyens qu’il faut pour atteindre son objectif. Souvenez-vous que pour permettre à Ouattara d’être le Gouverneur de la Bceao, elle a éliminé Fadiga par empoisonnement. Elle a usé également des mêmes moyens pour faire disparaître Vamoussa Bamba, mon ancien ministre de l’Education nationale qui était aussi son amant, afin qu’elle puisse librement épouser Alassane. Bien que je sois à ce mariage entre elle et Ouattara, je leur donnai tout de même ma bénédiction. Remarquez que ce mariage faisait partie du plan de destruction de la Côte d’Ivoire, d’où ma réticence. Car il fallait que Ouattara bénéficie d’une solide formation politique, laquelle formation il pouvait trouver à mes côtés puisque étant marié à mon homme de confiance. C’est alors que dans le cadre du Programme d’ajustement structurel et de Relance économique en Côte d’Ivoire, sur recommandation personnelle du président François Mitterrand et le G7, je nomme Ouattara comme président du Comité interministériel le 18 avril 1990. Il est bon de signaler dans le cadre de ce programme, Ouattara va travailler en étroite collaboration avec Daniel Kablan Duncan. Car Duncan avait déjà travaillé avec Alassane à la Bceao, c’est lui qui a formé Ouattara quand il faisait ses premiers pas dans cette Institution. Voilà pourquoi le Fmi a exigé sa collaboration. Il est plus aguerri qu’Alassane. Ainsi dans le cadre de ce programme, Ouattara passa au point déterminent de sa mission de destruction de la Côte d’Ivoire, et moi avec ; c’est la naissance de Polices des banques de l’Uemoa. Cette structure avait pour objectif de geler tous mes avoirs. Pendant six mois, le transfert des Fonds était bloqué en Côte d’Ivoire ; il n’y avait ni export ni import d’argent en espèces. Même le citoyen ne pouvait recevoir ni faire partir de l’argent. Toutes les issues étaient bloquées. C’est pour contourner cette énorme difficulté que j’accepterai, sur recommandation du G7 et des Institutions de Bretton Woods, de nommer Ouattara comme Premier ministre en novembre 1990, rien que pour mieux le contrôler. Retenez surtout que toutes les fois que j’ai nommé Ouattara à un poste stratégique, j’ai toujours pris mes dispositions. A la Bceao, Charles Konan Banny, Ivoirien authentique était son adjoint avant d’en être le gouverneur maintenant. Maintenant qu’il est Premier ministre, j’ai modifié l’article 11 de notre Constitution en faisant du président de l’Assemblée nationale, Bédié, comme président de plein droit de la République de Côte d’Ivoire, au cas où la mort m’emportait. Je pose tous ces actes rien que pour éloigner cet imposteur du pouvoir politique, vu qu’il n’est pas Ivoirien. Il vous appartient de faire en sorte qu’après ma disparition, la Côte d’Ivoire puisse toujours subsister à cet imposteur. Car il emploiera tous les moyens pour arriver à ses fins, offrir la Côte d’Ivoire à Mitterand et au G7. Voilà qui est réellement Alassane Ouattara.


N b : Alassane Dramane a été élevé ensemble avec son demi-frère Kélétigui Ouattara, ex-champion de boxe en 1963 en Haute-Volta. Il est le premier fils de Tabili Ouattara, la rivale de la mère d’ «Alassane Dramane Ouattara».

Jacques Inweb

Membre du MAP
Mouvement d'Action Panafricain

Côte d'Ivoire : Les chefs d’États Africains iront-ils célébrer leur humiliation à Yamoussokro?

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Les Chefs d'Etat Africains Iront-ils illuminer de leur présence leur humiliation en Côte d'Ivoire ?

Telle est la question que chaque africain descendant se pose. Oui, une interrogation qui renferme en elle l'angoisse pour le devenir, un avenir d'ombre ou de lumière, de désespoir ou d'espérance, selon l'attitude qu'adopteront nos dirigeants.


En effet, Monsieur Alassane Ouattara dont le pays, la Côte d'Ivoire serait aujourd'hui dirigé par la France ou du moins, par les intérêts mafieux de quelques français, a annoncé en grande pompe son investiture pour Le 21. Il clame à qui veut l'entendre que vingt un chefs d'Etats y sont attendus. Que Sarkozy sera présent accompagné de son complice Ban Ki Moon, celui-même qui accepte qu'on balance des bombes enrichies d'uranium appauvri sur la tête des pauvres Libyens ! Oui, ils s'en iront célébrer la mort des milliers d'ivoiriens et au passage l'humiliation de l'Afrique.

La présence de Nicolas Sarkozy n'est une surprise pour personne, puisqu'il s'agit pour lui d'inaugurer la toute nouvelle Sous-préfecture Française portant le doux nom de Côte d'Ivoire. Que Ban Ki Moon s'en aille y faire des grands sourires au soleil meurtri de Yamoussoukro, voilà qui est dans l'ordre des choses - car cet hold up politique  - donne corps à ses ambitions politiques et économiques. Mais que des Présidents Africains daignent s'y déplacer, voilà qui laisse perplexe nombre d'Africains. Est-ce à dire que les peuples africains seraient définitivement dirigés par des pantins ? Est-ce à dire que le destin du continent noir serait piloté par des hommes qui agiraient contre ses intérêts pour la grandeur d'autres nations ?

On s'amusera avec tristesse à répertorier ceux qui iront à Yamoussokro. On s'amusera avec amertume à noter, à noter, à noter... La mésaventure du peuple ivoirien aura eu le mérite de mettre des mots aux maux, de séparer le vrai de l'ivraie, de photographier avec précision sur quel chef d'Etat les africains peuvent compter. Ou pas.

Par Calixthe Beyala

Combien coûte l'amitié de Paul Yao N'Dré qui "accepte" d'investir un deuxième président en Côte d'Ivoire ?

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Yao N'gré, président de la constitution ivoirienAlassane Ouattara et Paul Yao N'Dré, le 21 avril à Abidjan

La nouvelle vient de tomber, annoncée par l'AFP et le Figaro : en toute illégalité, en toute inconstitutionnalité : Paul Yao N'Dré, ci-devant président du Conseil constitutionnel ivoirien, aurait finalement accepté d'investir le candidat tricheur, malheureux et massacreur Alassane Ouattara. Celui-ci n'aurait plus même désormais qu'à prêter serment... Sauf que ! Sauf que, ainsi que le rappelait, "innocemment", la très informée Lettre du Continent (et également Marianne, sous la plume d'Alain Léauthier, le sussurant sans l'énoncer), le Conseil constitutionnel ivoirien ne peut ni être limogé ni se déjuger (et investir deux présidents, c'est au moins se déjuger... et c'est même, transitivement, se déjuger deux fois). Or prétendre investir Ouattara aujourd'hui, en annonçant une prestation de serment le 21 mai prochain à Yamoussokro, revient à déjuger le Conseil constitutionnel et, par définition, rompre avec la "sacralité" de la constitution. Quelle valeur ont donc aujourd'hui la parole et les actes de Yao N'Dré ? Si ces mêmes paroles et actes, prononcées et exécutés par le même homme, en décembre 2010, avaient la moindre valeur, juridique, constitutionnelle et institutionnelle, on la leur fait perdre "définitivement" à l'instant. Si ces paroles et actes n'avaient pas ces valeurs conjuguées, pourquoi en auraient-elles plus aujourd'hui ? A fortiori si on considère que ces paroles et actes vont être prononcées et exécutés rigoureusement par le même individu qu'en décembre 2010...

Si ces paroles et actes, la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo, sa prestation de serment et son investiture, n'avaient aucune valeur, pourquoi Alain Juppé a-t-il couru comme un chienchien derrière une balle après une hypothétique lettre de renoncement ou de démission qu'aurait pu lui signer Gbagbo ? Pourquoi a-t-on tant tenu à "garder Gbagbo vivant"... pas par humanisme, demandez à IB ! Après l'avoir insulté et humilié à qui mieux mieux en le traitant d'"ami de Gbagbo" (y a t il aujourd'hui plus infamant sur terre ?), les journalistes occidentaux vont dire quoi de Yao N'Dré, le décrire comment ? Et celui qui lui doit sa nouvelle crédibilité ? Comment présente-t-on un candidat proclamé et investi par l'âme damnée de Gbagbo, son obligé, son loyal ami, le si décrié Paul Yao N'Dré ?

Malheureusement pour lui, la seule vraie question qu'on se pose aujourd'hui au sujet de Paul Yao N'Dré, c'est : combien ? Il faut même la lui poser deux fois : une fois pour Gbagbo et une fois pour Ouattara. À l'État Français et à son président, la moitié de Carla Sarkozy, on demandera jusqu'où ils comptent aller dans le pathétique, le pro-américanisme forcené et la destruction délibérée de deux pays, la France et la Côte d'Ivoire ? Au sujet de Ouattara... on ne se pose définitivement plus aucune question : Gbagbo avait raison, Ouattara c'est maïs... incapable de contrôler quoi que ce soit, il suit les injonctions de la tutellaire ancienne puissance coloniale, feint de ne pas s'apercevoir que ses FRCI s'entre-déchirent (Soro l'emmène tout droit devant la CPI) et essaye de faire bonne figure pendant que l'or et le cacao quittent le territoire sans aucun contrôle ni bénéfice pour les Ivoiriens... sa dernière blague : essayer de s'attribuer les salaires des fonctionnaires de mars que Gbagbo avait réussi à payer !

Il y a quelques jours à peine, Yao N'Dré prétendait que le camp Ouattara le "tenait" en menaçant sa famille (on a dit la même chose pour le général Mangou en son temps)... famille que le camp Gbagbo lui avait proposé de faire exfiltrer vers le Ghana... Ghana où il refusa d'envoyer les siens, avant de s'y refugier lui-même pour finir, puisque c'est là-bas qu'Ado lui enverra un jet à l'occasion de la rencontre du 21 avril. Selon toute logique, d'ici quelques heures, vraie ou fausse, circulera une déclaration de Yao N'Dré, laissant clairement entendre que c'était en fait Gbagbo qui le menaçait, vous verrez !

Juste pour rire un peu, nous vous proposons de relire la lettre envoyée par Paul Yao N'Dré à Alassane Ouattara, le samedi 4 décemble 2010, après que celui-ci lui eût fait parvenir sa "prestation de serment"...

 

Par ce courrier en date du 03 décembre 2010, vous m'informez que « le jeudi 02 décembre 2010, la Commission électorale indépendante, rendant publics les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre dernier, [vous] a déclaré élu comme nouveau Président de la République de Côte d'Ivoire ».

Citant l'article 39 de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, qui fonde le serment du Président élu, vous notez que celui-ci intervient dans « un délai de 48 heures à compter de la proclamation des résultats définitifs » du scrutin présidentiel.

Me référant à cette même Constitution, en son article 94, je voudrais respectueusement porter à votre attention que les résultats définitifs du scrutin présidentiel auxquels vous faites allusion sont du ressort exclusif du Conseil constitutionnel.

"Ainsi, la Commission électorale indépendante n'ayant pu terminer sa tâche de recensement des suffrages et n'ayant pu, en conséquence, donner les résultats provisoires du scrutin dans les délais légaux (article 59 nouveau du Code Electoral), c'est-a-dire jusqu'au 1er décembre 2010, à minuit, elle s'est trouvée légalement dessaisie de ses pouvoirs en la matière. Dès lors, il revenait au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs du deuxième tour du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010.

Par conséquent, les résultats provisoires donnés de façon solitaire, en l’absence des membres de la Commission électorale et des représentants des candidats, par le Président de la Commission électorale indépendante le jeudi 02 décembre 2010, portent gravement atteinte aux dispositions du Code électoral, quand bien même ils auraient été certifiés par le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies. Cette certification ne doit, en aucun cas, être confondue avec la validation et la proclamation des résultats définitifs du scrutin qui, elles, relèvent de la seule compétence du Conseil constitutionnel.

En clair donc, la Commission électorale indépendante n'a pu valablement vous déclarer élu comme nouveau Président de la République de Côte d’Ivoire.

Les résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel le vendredi 03 décembre 2010, se présentent comme suit: GBAGBO Laurent: 51.45 % - OUATTARA Alassane : 48.55 %

II ressort de tout ce qui précède que seul le Président élu à l’issue du scrutin du 28 novembre 2010, en l’occurrence Monsieur GBAGBO Laurent, est habilité à prêter serment.

La cérémonie de prestation de serment s'est déroulée le samedi 04 décembre 2010, au Palais présidentiel devant le Conseil Constitutionnel, réuni en audience solennelle."


Artilce initialement apparue du le http://www.legrigriinternational.com/ Photo - dr   Texte - S.T.


Côte d'Ivoire - Rencontre Explosive avec Jean ZIEGLER, des révélations édifiantes!

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Jean Ziegler,  homme politique, sociologue, écrivain et polémiste suisse

Comment les principales puissances, qui se sont inscrites dans l'illégalité totale, s'appuient sur des résolutions "hâtives" du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le grand Capitalisme, utilise de façon grossière les "mercenaires" qu'ils déposent selon leur bon vouloir à la tête des Etats en bafouant  la charte, et le principe de non-ingérence, qui unit les peuples, Etats, membres à part entière des Nations Unies.

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Origines et vicissitudes du « droit d’ingérence » - Monde Diplomatique

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En moins d’un mois, l’Organisation des Nations unies (ONU) a autorisé par deux fois le recours à la force, en Libye et en Côte d’Ivoire. Exceptionnelles, puisque la Charte de l’ONU prône le règlement pacifique des différends, ces décisions sont fondées sur la récente reconnaissance du « devoir des Etats de protéger les populations civiles ». L’ONU serait-elle en passe de valider un « droit d’ingérence » à géométrie variable ?

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