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Mohamed Hassanine Haykal, cerveau du changement en Egypte

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Mohamed Hassanine HaykalEn Egypte, les Américains et les occidentaux en général ont sous estimé le nationalisme arabe et surestimé l’islamisme. Le sauvetage de l’Egypte par le général Abdelfattah Al-Sissi n’était pas un coup de poker, ni une action improvisée. C’était une opération préparée, et pas seulement par les officiers égyptiens, ces dignes successeurs de Nasser. Quelques intellectuels, révolutionnaires et des stratèges y ont pris part en amont et en aval.

Parmi ces intellectuels, le plus illustres d’entre eux et même dans le monde arabe : Mohamed Hassanine Haykal. Les nouveaux officiers avaient besoin du diagnostic et de l’expertise de cet ancien conseiller de Nasser et fondateur d’Al-Ahram. Le général Abdelfattah Al-Sissi voulait d’abord savoir quelle serait la réaction des Etats-Unis d’Amérique en cas de neutralisation de leurs pions locaux, les Frères musulmans. Il ne pouvait pas trouver meilleur conseil qu’en la personne de Mohamed Hassanine Haykal, celui qui connait parfaitement les coulisses de la politique américaine et maitrise magistralement la géopolitique.

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Egypte: La cour a ordonné la suspension du décret présidentiel

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La Haute cour constitutionnelle (HCC) égyptienne a décidé mardi de suspendre l’application du décret du président égyptien, Mohamed Morsi, qui avait ordonné le rétablissement du Parlement, invalidé mi-juin par cette même cour. L’Assemblée du peuple, est dissoute mi-juin par la HCC, s’était réunie mardi matin après un décret de M. Morsi ordonnant son rétablissement.

«La cour a ordonné la suspension du décret présidentiel» a indiqué une source judiciaire. Dimanche, huit jours après sa prise de fonction, Morsi, issu des Frères musulmans, a annulé par décret la décision de la HCC qui avait invalidé le 14 juin le Parlement, en raison d’un vice dans la loi électorale.

Le Parlement illégal

Mais, selon la même source, «la cour a ordonné que sa précédente décision (invalidant les élections et déclarant le Parlement illégal, NDLR) soit appliquée». Le président de la chambre basse, le Frère musulman Saad al-Katatni, a indiqué mardi que le Parlement avait renvoyé l’affaire de l’invalidation du Parlement devant la Cour de Cassation.

Les avocats de Morsi ont immédiatement dénoncé une décision «politique», disant craindre qu’elle ne complique encore la crise dans le pays. «Ce jugement est nul et non avenu», a notamment déclaré l’un d’eux, Abdel Moneim Abdel Makssoud, lisant un communiqué à la presse.

Dans le même temps, des milliers de personnes se sont réunies sur l’emblématique place Tahrir, au Caire, pour manifester leur soutien à Morsi et scander des slogans hostiles à l’armée, à qui Hosni Moubarak, chassé par la rue en février 2011, avait remis les rênes du pays, et jugée de mèche avec la HCC.

Boycott de la session

A l’ouverture de la session mardi, le président de la chambre basse, Saad al-Katatni, avait assuré que le Parlement ne contrevenait pas à la loi en siégeant malgré tout. La position de Katatni est conforme à celle de la présidence, pour qui le décret de Morsi «ne contredit ni ne contrevient» au premier jugement de la HCC car ce dernier peut ne pas être «immédiatement» appliqué.

Katatni a indiqué dans un communiqué que le Parlement avait renvoyé l’affaire de l’invalidation de la chambre basse devant la Cour de Cassation. Les députés des Frères musulmans et des fondamentalistes salafistes, qui dominent l’Assemblée, étaient présents mardi, mais les élus d’autres partis notamment libéraux ont boycotté la session, certains qualifiant le décret du président de «coup d’Etat constitutionnel».

Après la dissolution de l’Assemblée, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a récupéré le pouvoir législatif, provoquant la colère de ceux qui veulent les voir quitter la politique. L’armée a appelé lundi au respect de «la loi et de la Constitution».

Une tâche difficile

Ces derniers développements illustrent l’épreuve de force engagée entre le nouveau président et le CSFA, surtout après l’adoption par les militaires d’une «Déclaration constitutionnelle complémentaire» qui a considérablement affaibli la fonction présidentielle.

Les Frères musulmans avaient accusé les militaires d’avoir orchestré la dissolution du Parlement pour s’adjuger le pouvoir législatif, dénonçant un véritable «coup d’Etat». La HCC a assuré qu’elle «n’était partie prenante dans aucune lutte politique» et que sa mission était de «protéger» la Constitution. Elle est néanmoins accusée par plusieurs groupes et hommes politiques d’être partiale.

Réactions internationales

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui doit rencontrer le président égyptien ce week-end, a réclamé un «dialogue intensif entre tous les protagonistes» en Egypte, tandis que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est dit confiant que l’Egypte surmonterait la crise.

«J’ai l’impression qu’une solution peut être trouvée», a dit Westerwelle après un entretien avec Morsi. «Il n’y a toujours pas de garantie que le chemin vers la démocratie sera couronné de succès mais nous voulons faire ce que nous pouvons pour assurer son succès».

La HCC a pour sa part été saisie de plaintes déposées contre le décret présidentiel. L’Assemblée du peuple s’est réunie mardi matin défiant ainsi l’armée et la justice sur fond de crise politique et judiciaire.


Source: ats/afp/Newsnet

Egypte: Morsi ordonne que le Parlement siège à nouveau

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Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé dimanche, une semaine environ après son investiture, d'annuler la dissolution du Parlement. Il rend ainsi le pouvoir législatif que s'était attribué l'armée à l'Assemblée du peuple .

De nouvelles élections parlementaires auront lieu dans un délai de 60 jours, suivant la promulgation de la nouvelle Constitution, a précisé un des collaborateurs du président.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui a dirigé la transition depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011, a aussitôt tenu une réunion urgente sous la présidence du maréchal Hussein Tantaoui pour "étudier et débattre des répercussions de la décision (...)" de M. Morsi.

L'initiative du président  risque de raviver les tensions avec le CSFA. Les militaires s'étaient en effet attribués en juin le pouvoir législatif grâce à une décision de justice dénoncée comme un "coup institutionnel".

L'Assemblée du peuple avait été dissoute à la mi-juin en application d'une décision de la Haute Cour constitutionnelle la déclarant "illégal". Celle-ci avait estimé qu'il y avait eu un vice juridique dans la loi électorale régissant le scrutin législatif.

La colère monte à la veille du second tour de la présidentielle ‎

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Au lendemain de la décision de la Haute cour constitutionnelle d’invalider les récentes élections législatives, de dissoudre le parlement , et d'appeler à la tenue de nouvelles élections.

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"Cette fois-ci, nous n'allons laisser à personne notre révolution".

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Deux candidats à la présidentielle éliminés au premier tour, le nationaliste de gauche Hamdeen Sabbahi et l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont promis lundi soir la poursuite de "la révolution". Ils ont lancé leur appel devant des milliers de manifestants sur la place Tahrir au Caire.

Sabbahi et Aboul Foutouh sont arrivés ensemble sur la célèbre place où des manifestations se poursuivent depuis samedi pour protester contre le verdict jugé trop clément dans le procès contre l'ancien raïs Hosni Moubarak et plusieurs de ses proches, dont ses fils.

"Nous n'allons pas accepter (un 2e tour) des élections sans l'application de la loi interdisant" aux symboles de l'ancien régime de se lancer dans la course à la présidentielle, a lancé devant la foule Sabbahi, arrivé troisième au 1er tour de la présidentielle.

"Nous sommes unifiés, soyez témoin de notre unité, nous allons poursuivre main dans la main, et avec vous, notre révolution et nous annonçons la mise en place d'un conseil", a-t-il ajouté.

Le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq doit affronter le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi au deuxième tour de l'élection, prévu les 16 et 17 juin prochain.

Manifestation mardi

Aboul Foutouh, arrivé quatrième lors du premier tour, a affirmé aussi que "la révolution va se poursuivre", répétant avec les manifestants leur slogan "cette fois-ci, nous n'allons laisser à personne notre révolution".

Les jeunes militants égyptiens, qui avaient lancé la révolte à l'origine de la chute de Hosni Moubarak en février 2011, estiment qu'ils ont commis une grave erreur ce jour-là en quittant la place Tahrir et en acceptant que l'armée dirige le pays durant une période transitoire.

Les formations pro-démocratie dont le Mouvement du 6-Avril, la coalition des jeunes de la révolution et l'Union des jeunes de Maspero ont appelé à des manifestations de masse mardi à partir de 17 heures

A moins de deux semaines du vote, un mouvement de boycott gagne du terrain, avec notamment le soutien des acteurs Khaled el-Sawy et Amr Waked. Les manifestants de Tahrir proposent pour leur part un conseil présidentiel, une idée vite rejetée par M. Chafiq et que M. Morsi n'acceptera probablement pas.

Condamné à la prison à vie pour meurtre de manifestants

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L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été condamné samedi au Caire à la prison à vie pour meurtre de manifestants. La peine de mort avait été requise contre l'ancien raïs, âgé de 84 ans.

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Duel Morsi-Chafiq confirmé à la présidence de l'Egypte

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Le second tour de la présidentielle égyptienne les 16 et 17 juin opposera le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, à l'ancien premier ministre Ahmad Chafiq. Ce duel s'annonce tendu en raison des projets diamétralement opposés de deux hommes, un islamiste conservateur et un symbole du régime Moubarak.

Mohammed Morsi caracole en tête avec 24,7% des voix, suivi par Ahmad Chafiq 23,6%. Le nationaliste arabe Hamdeen Sabbahi est arrivé en troisième position, avec 20,7% des suffrages. Viennent ensuite l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Fotouh et l'ex-ministre des Affaires étrangères et ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa.

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Egypte: Menace de coup d'Etat militaire proférée par Amr Soleiman

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26/05/2012

Egypte: Menace de coup d'Etat militaire proférée par Amr Soleiman


IRIB- Le chef des services de renseignement du régime déchu de Moubarak, Amr Soleiman, a menacé d'un coup d'Etat militaire, si les islamistes prennent le pouvoir, a fait part le quotidien "Al-Qods al-Arabie".

"L'entretien entre Amr Soleiman et Djihad al-Khazan, écrivain et analyste arabe, pour le quotidien "Al-Hayat", nous inquiète, a écrit, aujourd'hui, ce quotidien, dans son éditorial. "Amr Soleiman a insisté, dans cet entretien, sur le point que le futur président égyptien ne doit pas être un islamiste", a ajouté ce quotidien. "Si le peuple égyptien décide d'accepter la candidature des islamistes, le risque d'un coup d'Etat militaire n'est pas exclu", a déclaré Amr Soleiman à Djihad al-Khazan, a indiqué "Al-Qods al-Arabie".

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/190770-menace-de-coup-d-etat-militaire-prof%C3%A9r%C3%A9e-par-amr-souleiman http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/190770-menace-de-coup-d-etat-militaire-prof%C3%A9r%C3%A9e-par-amr-souleiman