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La colère monte à la veille du second tour de la présidentielle ‎

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Au lendemain de la décision de la Haute cour constitutionnelle d’invalider les récentes élections législatives, de dissoudre le parlement , et d'appeler à la tenue de nouvelles élections.

Des hauts responsables de l’opposition parlent d’un “coup d’Etat”, et redoutent que l’armée égyptienne ne s’empare à nouveau du pouvoir législatif.

Les Frères musulmans ont averti que la fragile démocratie égyptienne est en danger, et que les jours qui viennent s’annoncent “dangereux” si ceux qui sont liés à l’ancien régime reprennent le pouvoir.

Un collectif de partis égyptiens de gauche, laïques et libéraux ont accusé vendredi l'armée, au pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak, de mener une "contre-révolution".

Les décisions de la cour ont ravivé les tensions avant le second tour de l'élection présidentielle qui opposera ce week-end le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre d’Hosni Moubarak.

Ahmad Chafiq a été autorisé jeudi par la Haute cour a se présenter au scrutin.

Les arrêts rendus par la Haute cour constitutionnelle, composée de juges nommés sous le régime Moubarak, redonne dans les faits le pouvoir législatif au Conseil suprême des forces armées, chargé de diriger la transition en Egypte depuis le renversement d’Hosni Moubarak en février 2011.

De nombreux analystes estiment qu’une victoire de Ahmad Chafiq à l'élection présidentielle est désormais plus probable.

L’ancien commandant de l’air est largement perçu comme le candidat officieux des généraux.

Quel que soit le vainqueur du scrutin de ce week-end, il héritera d’une situation politique et sécuritaire instable, d’une économie en difficulté et d’une nation profondément divisée.