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Sat06242017

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Politique

Aminata Traoré et Oumar Mariko, deux leaders maliens interdits de séjour en Europe

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Dr. Oumar Mariko, le Secrétaire Général du Parti anti-impérialiste SADI au Mali et l'altermondialiste Aminata Dramane Traoré se sont vu opposé hier, 15 Avril 2013, une fin de non-recevoir à leur demande de visa Schengen pour participer à diverses campagnes d'information en Europe, sur la situation socio-politique du Mali. Les deux personnalités sont invitées, à une conférence organisée à Berlin, le mercredi 17 avril, par l'association 'AfricAvenir' , la Revue Allemande de sciences Sociales( de Gauche) PROKLA et la Fondation Rosa Luxemburg sur le thème "Le Mali à la croisée des chemins: Après l'intervention militaire et avant les élections".

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Les Touaregs ont-ils droit à l'autodétermination?

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Pour « entreduire »1 mon bref propos sur la « Question Touareg », un souvenir : Le Trésor des Hommes Bleus2, le film magnifique d’Edmond Agabra. Une salle de cinéma : Le Plaza d’Abidjan. Il m’en souvient, je devais avoir huit ans. L’affiche3, l’une des plus belles, me marque encore. La gracieuse Marpessa Down, dans le rôle de « Malika », une ravissante touarègue de bleu vêtue, et Lex Baxter, « Fred ». Tous deux dominent l’affiche de leurs visages et leurs regards portent loin. Comme si l’avenir leur était une promesse. En dessous d’eux, avec vélocité, avance une file de dromadaires au galop montés d’hommes en bleu et armés de fusils. Un cavalier européen ouvre cette course rapide. Et, au fond, un palais oriental. Que de signes, dans ce tableau !

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Vaine stratégie française au Mali

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Les buts de guerre officiels de la France au Mali sont de combattre le "terrorisme islamique" et rétablir l'intégrité territoriale du Mali. Le problème est de savoir quel est le rapport entre les deux : l'intégrité du Mali est-elle menacée par le "terrorisme islamique" ?

Cela dépend bien sûr de ce que l'on appelle "terrorisme islamique", et l'on voit ici que l'on n'est pas sorti de la confusion sémantique et politique introduite par l'administration Bush lorsqu'elle a lancé le slogan de la "guerre contre le terrorisme" après le 11-Septembre.

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Mali : Le coup de poker militaire foireux du clan Sanogo brouille le jeu diplomatique

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François Hollande a choisi la guerre. Enfin, quand je dis que c’est son choix, c’est plutôt celui de la clique des militaires maliens qui, voulant « tirer les marrons du feu » de l’imbroglio politique que connaît le Mali depuis quasiment un an (17 janvier 2012) mais n’ayant pas les moyens de leurs ambitions (ni le courage qui va avec) ont su provoquer une intervention qui va peser lourd dans le bilan politico-diplomatique des socialistes français.

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Le Panafricanisme : l’affaire des peuples

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Avec le conflit Malien, on peut constater que le panafricanisme n’existe, ni dans les institutions étatiques du continent, ni dans les organisations régionales (CEDEAO, UA, etc...).

Même devant un ennemi commun qui massacre les populations au nord du pays, les torture et les rend esclaves de doctrines moyenâgeuses, les politiques et les responsables de la société civile malienne sont incapables de parler d’une seule voix. Il en est malheureusement de même des institutions régionales ou sous régionales incapables d’assumer une quelconque identité africaine commune, étant, soit vassales des anciens colons, soit clouées dans l’immobilisme par leurs intérêts égoïstes propres.

Sur l’ensemble des pays africains, seul le Nigéria a répondu présent devant une agression qui perdure depuis plusieurs mois. Quel bel exemple de solidarité pour le continent !

Devant cet immobilisme et léthargie mélangés, le chef de l’état malien n’a que d’autre recours pour éviter de perdre les commandes, que de demander l’assistance des puissances militaires étrangères et de celle de l’ancien colonisateur tant décrié, et probablement avec raison dans d’autres circonstances.

Il est temps que les peuples africains se lèvent et assument à la place de leurs « élites » les responsabilités que les dirigeants sont incapables d’assumer.

Le Panafricanisme ne pourra se révéler au monde que par l’intermédiaire des peuples, eux-mêmes, et de la diaspora, qui a fait front depuis plusieurs mois sur ce qui se passait au MALI.

L’Afrique nouvelle doit émerger maintenant et faire son « été africain » par la réforme profonde de ses institutions désuètes et importées, complètement inadaptées à la réalité africaine de terrain.

Elle doit reconquérir ses territoires convoités par des extrémistes religieux au service de puissances étrangères au continent.

Elle doit reprendre possession de ses richesses et en assurer l’exploitation au profit de ses populations. Dans le cas du Mali et du Niger si cela avait été fait, peut être que les touaregs ne se seraient pas joints aux islamistes, et ne leurs auraient pas indiqué les pistes désertiques à suivre.

La prise de conscience du Panafricanisme doit se faire en arrêtant les lamentations rétrospectives sur l’esclavage et le colonialisme, sans toutefois en nier l’existence mais en considérant que ces faits sont historiques au même titre que l’holocauste pour d’autres, mais l’actualité c’est la progression et l’avenir qui nous attend ! La lutte qui attend tout panafricaniste pour la liberté et l’indépendance économique et politique !

Le Panafricanisme apparait comme la solution pas seulement pour le continent mais comme un exemple de fédération des peuples pour les autres, européens, américains du nord et du sud, comme une reprise des pouvoirs qui ont été détournés par quelques uns et que le manque de vigilance des citoyens a laissé libres de prospérer à leur détriment, par négligence ou trop de confiance ; ce que l’on qualifie d’abus de biens sociaux.

Le Panafricanisme, c’est la fédération des peuples avant celle des états-nations. C’est aussi la prise en considération et le développement agricole avec un partage des terres, équitable entre les citoyens et un système coopératif pour faire face aux marchés des traders de denrées alimentaires.

Le Panafricanisme, en conclusion, c’est l’association des ressources communes pour un meilleur développement des populations.

 

D. SORY

L’opération Serval au Mali est déclenchée

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En 24 heures, la France a basculé d’une observation très attentive de la situation malienne en intervenant direct. Il ne s’agit pas d’une intervention “coup de poing” à la manière commando “run and kill” ou “run and save” mais bien d’une opération de moyen terme. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’a confirmé aujourd’hui lors d’une conférence de presse extraordinaire tenue au ministère évoquant tour à tour la menace de déstabilisation au Mali comme celle de la création d’un Etat islamiste aux portes de la France et de l’Europe. Cette opération, dite Serval, a permis l’engagement de moyens importants comprenant à la fois des hélicoptères, des avions de chasse chargés des frappes au sol et des éléments au sol, chargés (au minimum) d’assurer le soutien aux forces maliennes, comme d’importants moyens de renseignement. « La France est engagée dans un combat sans merci contre le terrorisme, où qu’il se trouve. » a-t-il précisé, démentant au passage la présence de militaires français.

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Intervention étrangère : "C'est une décision souveraine" des autorités maliennes

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L'intervention étrangère au Mali, avec l'engagement  des troupes nigérianes, sénégalaises et françaises aux côtés de l'armée malienne,  est une "décision souveraine" du Mali qui a lui-même demandé l'aide des puissances  amies, a affirmé samedi à l'APS le porte-parole du ministère des Affaires étrangères,  M. Amar Belani.

Interrogé sur cette intervention militaire, M. Belani a souligné qu'"il  faut surtout bien noter que c'est une décision souveraine du Mali", rappelant  que c'est ce dernier qui "a demandé l'aide de puissances amies pour renforcer  ses capacités nationales de lutte contre le terrorisme".

Des troupes nigérianes, sénégalaises et françaises sont engagées aux côtés de l'armée malienne qui a lancé vendredi une contre-offensive pour récupérer la localité de Konna (centre du Mali) prise la veille par les groupes armés. Pour soutenir cette contre-offensive contre les groupes terroristes, le Niger et le Burkina Faso a annoncé officiellement samedi le déploiement d'un bataillon de 500 hommes au Mali.  "Le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne  pour l'Afrique de l'Ouest et chef suprême des forces armées a donné des instructions  (...) en vue de préparer la participation du Burkina Faso à la force de la Mission  internationale de soutien au Mali (MISMA)", a annoncé devant la presse le ministre  des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé.

Dans une déclaration, le porte-parole du MAE algérien a indiqué, rappelle-t-on,  que l'Algérie suit avec une "grande préoccupation" les derniers développements  intervenus dans ce pays.  "L'Algérie condamne avec la dernière énergie les incursions et les attaques  menées par les groupes terroristes dans la région de Mopti qu'elle considère  comme une nouvelle agression contre l'intégrité territoriale du Mali", a-t-il  affirmé.  Il a noté que l'Algérie "exprime son soutien non équivoque aux autorités maliennes de transition avec lesquelles le gouvernement algérien entretient  des relations de coopération multiforme, y compris dans le domaine militaire"  et "tient à assurer le peuple du Mali de sa fraternelle solidarité afin qu'il  puisse recouvrer sa pleine souveraineté sur toute l'étendue de son territoire  national".

Il a rappelé que l'Algérie "a fermement appelé les différents groupes  de la rébellion respectueux de l'intégrité territoriale du Mali et n'ayant aucun  lien avec le terrorisme à s'engager dans la recherche d'une solution politique".  "L'Algérie inscrit son action dans la continuité, la cohérence et la globalité de la résolution 2085 du Conseil de sécurité et dans le respect de  sa mise en oeuvre pour la prise en charge des dimensions politiques, humanitaires  et sécuritaires de la crise malienne", conclut-on de même source.

Effondrement du rêve démocratique au Mali

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L’intellectuelle Aminata Dramane Traoré ne dit pas autre chose lorsqu’elle considère que «Sanogo n’est pas le problème, Sanogo est un symptôme (3) ». LE MALI est-il menacé d’une généralisation de la charia ? Depuis le 27 juin, le nord du pays se trouve aux mains des groupes islamistes radicaux qui ont pris le contrôle des régions de Kidal, puis de Gao et de Tombouctou, soit au total près des deux tiers du territoire. Leur domination mêle exactions perpétrées au nom d’Allah et assistance aux populations démunies, celles du moins qui n’ont pas pris la fuite.

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