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Fabius à Alger : Désaccord sur l’option militaire au Mali

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Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est arrivé dimanche à Alger pour sa première visite officielle dans un pays arabe.

Officiellement  centrée sur un renforcement des liens franco-algériens sa venue concerne aussi et surtout l'urgence de la crise au Mali.

Accueilli à l'aéroport par son homologue algérien Mourad Medelci avec lequel il a eu un entretien d'un peu plus d'une heure, Fabius a dit "rejoindre" les propos de son homologue et évoqué la menace terroriste dans la région du Sahel à travers l'implantation de groupes armés liés aux réseaux terroristes et au trafic de drogue.

"Cela constitue non seulement une menace pour les populations locales mais également pour la région et le monde", a-t-il dit, en n'écartant pas, en dernier recours, une solution militaire contre eux.

Medelci par contre, même s’il affirme être d’accord avec la positon de la  France sur l'unité du Mali qui doit être préservée, a écarté la solution militaire préférant  «  la solution politique et le dialogue ».

Notons que Paris voit en l'Algérie, puissance régionale, une capacité d'intervention militaire.

Alger, consulté depuis des semaines par les Africains et les Occidentaux sur le Mali, oeuvre dans un cadre strictement diplomatique.
Sa visite en Algérie, qui doit donner une nouvelle impulsion aux liens franco-algériens, doit préparer une visite d'Etat avant la fin de l'année du président François Hollande, dont l'élection a été applaudie en Algérie.

"Cette première visite d'un ministre des Affaires étrangères dans un pays arabe intervient à un double moment: 50 ans après l'indépendance de l'Algérie et après l'élection de François Hollande", a indiqué le chef de la diplomatie française.

"Dans le passé, il y a eu des hauts et des bas, je suis pour les hauts", a expliqué M. Fabius, en allusion aux relations proches mais difficiles et complexes qu'entretiennent l'Algérie et la France, ancienne puissance coloniale.

Il devait être reçu lundi à déjeuner par le président Abdelaziz Bouteflika.

Source: Al Manar