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Sat05272017

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La France soutient-elle la secte terroriste « Boko Haram »?

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Honnêtement, je n’en sais rien. Et jusqu’ici, aucun élément probant en ma connaissance ne vient étayer cette thèse.

En revanche, il est essentiel pour tout Africain de savoir que ce que l’on appelle « terrorisme islamique » et/ou « international » est un segment important du capitalisme du désastre. On ne peut dissocier le terrorisme du fondamentalisme néolibéral.

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Le pouvoir de Kinshasa s’impose par la terreur quand « l’impérialisme malin » nous domine par l’ignorance

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La plupart des Congolais sont aujourd’hui noyés dans cette sauce aveuglante des élections à venir de 2016. Les gens se battent et meurent pour une loi électorale dans un pays sous-tutelle et sous occupation. Qu’est-ce que cela veut dire? Que nous n’avons rien compris, que nous n’avons pas retenu les leçons de notre passé récent. La force de l’impérialisme occidental ne réside plus dans sa puissance militaire, dans sa capacité de dominer par la force. Après les révoltes contre les maîtres esclavagistes et la colonisation, les impérialistes ont réalisé que la meilleure manière de dominer les peuples, c’est de s’emparer de leur esprit. Il était donc question de substituer à la force brute (puisque tôt ou tard les dominés, n’ayant plus rien à perdre,finiraient par se révolter contre cannibale établi) − sans la délaisser complètement− l’arme de l’ignorance. Cette arme n’avait pas seulement pour but de faire des gens qu’on voulait dominer des parfaits idiots, il fallait surtout les amener à servir « l’impérialisme malin » tout en leur faisant croire qu’ils mènent le bon combat contre cet impérialisme. Il fallait faire des dominés les alliés objectifs de leurs bourreaux. Les intégristes musulmans, par exemple, sont convaincus de mener le bon combat contre le « grand Satan » américain sans réaliser qu’ils servent les stratégies de l’État profond américain.

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Boko Haram : le bras armé de l’Occident pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée

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Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre la secte islamiste. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer ! Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les USA, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz. A l’image de l’Iran (2ème) et du Venezuela (5ème producteur de pétrole mondial) qui gèrent leur pétrole en toute souveraineté. Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan.

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BURKINA FASO: Un homme a perdu, une nation a gagné

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Le «printemps arabe» vient de frapper dans un pays non arabe. Ce pays aride, pauvre et enclavé, ne figure pas sur les cartes du GMO (Grand-Moyen-Orient) dessinées par les néoconservateurs américains à leur profit et celui d’Israël. Il n’est pas membre de l’Opep, ne possède pas de gaz de schiste, d’uranium ou des gisements de ce mystérieux minerai prétendument découvert en Afghanistan et intéressant au plus haut point la Nasa selon les dires de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme…

L’ancienne puissance coloniale, la France en l’occurrence, n’a aucun intérêt à voir dans les conditions actuelles de la région le Burkina Faso mis à feu et à sang ou contraint à changer de régime dans l’improvisation, ayant déjà fort à faire au Mali, au Niger et en Centre-Afrique. Pas plus que les Etats-Unis qui surveillent le Sahel comme le lait sur le feu et dont la réaction jeudi a été des plus mièvres, semblant même regretter ces «évènements» et souhaitant un rapide retour à l’ordre.

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Burkina Faso - La confiscation du pouvoir n’est plus une forme de gouvernance acceptable

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Les politiques devraient mesurer leur part de responsabilité dans la dérive actuelle des  institutions : clientélisme, tribalisme, corruption à tous les niveaux, abus de bien sociaux sont hélas des pratiques devenues presque banales. La crise ivoirienne qui s’est soldée par plus de trois mille morts nous prouve que la stabilité économique et politique n’est jamais un acquis et que des efforts incessants sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement des institutions au service de la nation. Après le génocide au Rwanda en 1994 nous entendons le chiffre alarmant de plus de 6 millions de morts au Congo voisin sans que le gouvernement ne soit en mesure de trouver des solutions afin d’assurer l’une de ses fonctions régaliennes qui est d’assurer la sécurité des biens et des personnes. La Centrafrique nous livre un spectacle tout aussi triste avec ses milliers de morts.

Il y a un petit jeu bien africain qui consiste à modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir ; de nombreux présidents entendent rester aux commandes des Etats  jusqu’à leur mort : Denis Sassou-Nguésso au Congo, Alassane Dramane Ouattara en Côte d’ivoire, Faure Essozimna Gnassingbé au Togo, Boni Yayi au Bénin et Blaise Compaoré au Burkina Fasso pour ne citer que ceux là  à titre d’exemple. Il semblerait que  soucieux de leurs images internationales, nos Présidents tentent de donner au reste du monde, l’illusion de leur légitimité à travers « des tripatouillages » constitutionnels, confondant ainsi allègrement, légalité et légitimité. Mais personne n’est dupe, le monde entier sait de  nos jours que ces pratiques relèvent d’une époque révolue.

Le Mouvement d’Action Panafricain (MAP) appelle à une mobilisation dans le calme et la dignité, sans violence, pour faire comprendre à ceux qui refusent de rentrer dans l’histoire, que la confiscation du pouvoir n’est plus une forme de gouvernance acceptable. Elle est sans équivoque, une forme de dictature sournoise fragilisant les institutions et rendant encore plus incertain l’avenir de millions de citoyens pris en otages par la férocité et l’avidité de quelques-uns.

Des institutions fortes sont nécessaires pour donner confiance et bâtir une nation dans laquelle chaque citoyen a sa place et sa chance. Il est vrai que des « hommes forts » peuvent aider à cette stabilité en faisant entendre leurs voix pour faire la différence. Mais la force sans légitimité n’est qu’une vaine usurpation.

Le groupe de communication du Mouvement d'Action Panafricain - Le MAP

Côte d'Ivoire : les vérités dérangeantes d'un ex-ambassadeur de France

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Dans son livre "De Phnom Penh à Abidjan, fragments de vie d’un diplomate", Gildas Le Lidec, livre ses "souvenirs" d'ancien ambassadeur de France en Côte d'Ivoire entre 2002 et 2005. Des "souvenirs" qui offrent une lecture peu commune de la crise ivoirienne de 2011. En rupture en tout cas avec cette fiction à laquelle une partie de la presse et de la classe politique française ont adhéré... Entretien.

C’est un livre de « souvenirs, de simples souvenirs » ne visant pas à l’objectivité et à la vérité historique. Les précautions que prend l’ancien diplomate aujourd’hui à la retraite Gildas Le Lidec pour présenter son ouvrage De Phnom Penh à Abidjan, fragments de vie d’un diplomate* ne sont pas de pure forme. Quoi qu’il en dise, les « anecdotes » tirées de ses années passées en Côte d’Ivoire (entre 2002 et 2005), au titre d’ambassadeur de France, ressemblent fort à un pavé dans la mare des certitudes confortables sur la crise ivoirienne de 2011. Gbagbo dans le rôle du « méchant », du tricheur, du tyran prêt à toutes les bassesses et tous les crimes de guerre pour garder le pouvoir ? Alassane Ouattara dans le costume immaculé du président démocratiquement élu, mettant ses belles compétences d’ancien technocrate du FMI au service de son pays ?

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Les quatre vérités de Lula Da Silva aux présidents africains

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Suivant l'exemple de l'Amérique Latine, l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance aux mains des occidentaux. Le continent Africain riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes les potentialités pour devenir la première puissance économique planétaire. Mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances.

Ce sont les paroles de l'ex-president brésilien Lula Da Silva, la semaine dernière en Guinée equatoriale pour la réunion des chef d'états Africains.

Lula a invité les chef d'état à ouvrir les yeux sur ce qui s'est passé en Afrique ces derniers mois, en Libye et en cote d'ivoire : l'interférence de la France et des Etats-Unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté africaine et pour les futures générations.

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L'armée américaine militairement impliquée dans 49 des 54 pays du continent africain en 2012 et 2013

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Le général David R. Hogg, commandant de l'US Army Afrique, inspecte les troupes de Sierra Leone , le 20 mai 2012

Les chiffres sont éloquents: 10 exercices, 55 opérations, 481  activités de coopération de sécurité

Pendant des années, l'armée américaine a publiquement insisté pour que ses efforts en Afrique soient à petite échelle . Son  personnel et les commandants des affaires publiques ont à plusieurs reprises  affirmé  rien de plus qu'une «empreinte légère »sur ce continent, comprenant une présence remarquablement modeste quand il s'agit de militaires . Ils ont, cependant, hésité à préciser tout ce que la « légère empreinte » consiste en fait. Lors d'une interview, par exemple, un porte-parole de l’ AFRICOM exprima une fois  l'inquiétude que la tabulation des déploiements de la commande offrirait une « image biaisée «des efforts des États-Unis là-bas.

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