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Wed02262020

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Egypte: Morsi ordonne que le Parlement siège à nouveau

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Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé dimanche, une semaine environ après son investiture, d'annuler la dissolution du Parlement. Il rend ainsi le pouvoir législatif que s'était attribué l'armée à l'Assemblée du peuple .

De nouvelles élections parlementaires auront lieu dans un délai de 60 jours, suivant la promulgation de la nouvelle Constitution, a précisé un des collaborateurs du président.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui a dirigé la transition depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011, a aussitôt tenu une réunion urgente sous la présidence du maréchal Hussein Tantaoui pour "étudier et débattre des répercussions de la décision (...)" de M. Morsi.

L'initiative du président  risque de raviver les tensions avec le CSFA. Les militaires s'étaient en effet attribués en juin le pouvoir législatif grâce à une décision de justice dénoncée comme un "coup institutionnel".

L'Assemblée du peuple avait été dissoute à la mi-juin en application d'une décision de la Haute Cour constitutionnelle la déclarant "illégal". Celle-ci avait estimé qu'il y avait eu un vice juridique dans la loi électorale régissant le scrutin législatif.

La Libye a rapatrié 1566 clandestins

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Au total 1566 immigrés clandestins illégaux entrés sur le territoire libyen, ont été rapatriés par la ministère de l'Intérieur, a annoncé le porte-parole du gouvernement de transition, Nasser Al-Mana.

Animant un point de presse mercredi à Tripoli, Nasser Al-Mana a expliqué que cette décision est motivée par des raisons de sécurité, affirmant que ces immigrés souffrent de maladies chroniques. Il a précisé que 380 parmi ces immigrants illégaux originaires du Tchad ont été rapatriés vers leurs pays par voie terrestre à partir de la région de Goutran, au sud du pays.

Par ailleurs, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avec le soutien du Croissant-Rouge libyen ont, au cours des derniers jours, distribué une quantité de nourriture de base pour environ 1.100 immigrés clandestins qui sont actuellement dans des centres d'hébergement dans les villes de Goutran et Murzuq, près de la frontière avec le Niger, au sud-ouest du pays.

Source: Panapress

Les élections en Libye se dérouleront samedi prochain

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Le vice-président de la Commission électorale libyenne, Imed Al-Saeh, a annoncé mercredi que les élections pour le Congrès national se dérouleront samedi prochain.

«Le vote se déroulera de 8 heures du matin à 20 heures du soir», affirmé M. Al-Saeh, ajoutant que la Commission électorale a parachevé tous les préparatifs pour le jour du scrutin.

Il a signalé que le gouvernement a décidé de faire du samedi et du dimanche des jours fériés, précisant que cette décision vise à permettre de préparer les écoles aux examens qui débuteront le 9 juillet.

Quelque 2,8 millions d'électeurs se sont inscrits sur les listes électorales en vue du scrutin qui mettra en lice 3.707 candidats pour les 200 sièges à pourvoir.

Vers l’adoption d’un accord de défense entre la France et l’Algérie

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Le gouvernement français envisage de soumettre prochainement à l’Assemblée nationale un projet de loi adopté ce mercredi à Paris en conseil des ministres pour définir les modalités de la coopération franco-algérienne en matière de défense, indique un communiqué transmis à la PANA dans la capitale française.

"Les relations militaires et de défense entre la France et l’Algérie sont entrées, depuis 2000, dans une nouvelle dynamique. En conséquence, au terme des négociations engagées en 2003, la France et l’Algérie ont signé en 2008 un accord de coopération relatif à la coopération dans le domaine de la défense qui définit le cadre des actions mises en œuvre et prévoit des dispositions réciproques relatives au statut du personnel français et algérien appelés à séjourner sur le territoire de l’autre partie", explique le gouvernement français dans son communiqué.

Il précise également que l’accord a été complété en 2011 par une déclaration interprétative qui permet de répondre aux exigences constitutionnelles et conventionnelles de la France, notamment à l’article 66-1 de la Constitution qui prohibe la peine de mort.

 

Le nouveau président français, François Hollande, qui s’est rendu en Algérie avant son élection en mai dernier, avait réaffirmé son souhait de redynamiser les relations franco-algériennes longtemps pénalisées par les pesanteurs de la guerre d’Algérie (1954-1962) et le dossier du Sahara occidental, dont Alger soutient l'indépendance vis-à-vis du Maroc.


Source: PANA

Tunisie : Du grand n’importe quoi !!

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On en viendrait presque à souhaiter que cela finisse, peu importe la manière et peu importerait aussi la qualité  des hommes qui gouverneraient ce pays qui attend, depuis bientôt deux ans, le calme, la sérénité et le développement économique qu’il connaissait, malgré les dictatures successives. Peuple  et économie tunisiens ont, en effet, un urgent besoin de stabilité, et cela ne peut souffrir aucune désunion. Ce qui se passe depuis quelques jours en Tunisie ne donne aucune preuve tangible que la stabilité et l’union ou l’unité nationale sont en perspective.
Quatre  évènements et quatre personnalités tunisiennes en lien direct les uns  avec les autres, ont dernièrement fait l’actualité tunisienne. Une actualité qui n’a pas été des plus heureuses. Une actualité qui démontre aux plus récalcitrants des observateurs de la scène politique tunisienne que la troïka se brise, si elle ne s’était pas déjà détruite,  malgré les pompiers et les « colmateurs de brèche » de tous bords.

Marzouki-Jbali-Baghdadi.

L’affaire est connue et n’a intéressé les Tunisiens que dans la seule et unique mesure où elle était révélatrice  de l’état des relations entre le président de la République tunisienne CPRiste et le chef du Gouvernement Nahdhaoui dans la troïka gouvernante. C’est ainsi un président qui annonce, des semaines avant les faits, qu’il ne signera jamais un acte qui ne livrera  pas l’ancien premier ministre libyen au  gouvernement libyen issu des prochaines élections. C’est ensuite un chef de Gouvernement qui lui répond qu’il le livrera même sans sa signature et le fait sans l’en avertir. Cela signifiait que le Président et le chef du Gouvernement n’étaient  pas  sur la même longueur d’onde. Qu’il y ait  dissidence, d’une part ou d’une autre, cela est visible nonobstant toutes les explications juridiques de l’un ou de l’autre et cela n’augure rien de bon pour la démocratie.
Pis encore, le ministre tunisien des Finances, pendant le programme TV «Assaraha Raha» et un haut responsable libyen pendant le programme TV d’Attounissya, démontreront et donneront les preuves d’une transaction entre les deux gouvernements, tunisien et libyen. Baghdadi était peut-être un grand criminel, la raison d’Etat pouvait-elle pour autant justifier l’échange de la vie d’un homme contre de l’argent ? Les bateaux de la Présidence, du CPR et de la Présidence et du gouvernement, n’ont-ils pas pris, à juste titre, de l’eau avec cette affaire ?
Ce qui est sûr, c’est que cela ne grandit en rien la «Révolution» tunisienne. Mais qu’importe le vin, pourvu qu’il y ait l’ivresse, pourraient répondre ceux qui gouvernent actuellement la Tunisie au nom de la Révolution qui s’était pourtant faite alors qu’ils étaient tous à l’étranger. Du grand n’importe quoi !!

Marzouki-Jbali-Nabli.

Il y a quelques semaines, le président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, annonçait, sans crier gare, qu’il avait déjà pris la décision de révoquer le Gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie). Cette dernière, faisait déjà l’objet d’attaques médiatiques de la part d’un puissant homme d’affaires, pourtant connu pour ses liens bananiers avec Imed Trabelsi, actuellement en prison. BCT et Gouvernement entretenaient pourtant de bonnes relations, comme en témoignent les déclarations de l’un et de l’autre. Jbali et M.K Nabli se rencontrent fréquemment pour parler économie et finance, Nabli ou son vice-gouverneur, assistent aux CIM (Conseils Interministériels). Tout baigne donc. Profitant de l’absence de Jbali qui était en France, Marzouki annonce, une fois de plus de manière non officielle mais sur Facebook et sans jamais en donner les raisons, qu’il a déjà renvoyé M.K. Nabli. Au gouvernement, c’est la cohue générale. Le «pompier Dilou», dit, une fois, que le gouvernement n’était pas au courant, et l’autre, qu’il l’était. Il dit beaucoup de bien de Nabli, mais sans se mouiller à dire qu’il sera maintenu dans son poste. Le conseiller économique de Jbali, franchit pourtant le pas pour l’affirmer, dans une interview à une agence de presse de renom, avant de se raviser pour dire que la question est encore en discussion au sein du Gouvernement. Jbali, son chef, aussi était de la partie. En France, il dit une chose et, en Tunisie, son contraire, à propos de la révocation du Gouverneur de la BCT,  au sujet duquel aucune lettre officielle n’était pourtant arrivée au bureau d’ordre de la Constituante.
Qui dit vrai ? Qui fait de l’intox et qui ment carrément ? Pourquoi tout cela et à quoi cela rime-il ? Et si tout cela ne rimait à rien, sauf à de simples jeux de pouvoir entre les deux têtes de l’exécutif tunisien ? Et s’il n’y avait réellement pas de pilote dans l’avion du pouvoir tunisien dont pilote et copilote se disputent  les commandes ? Dans ce cas, que devraient en penser les investisseurs étrangers, les bailleurs de fonds et ceux auprès de qui les responsables tunisiens essaient de faire bonne mine pour faire croire en de meilleures perspectives économiques et en une forte capacité à rembourser les milliards  de dinars  au titre de prochaines dettes ? Du grand n’importe quoi !!

Jaziri-Bouchlaka-Jbali-Maghreb.

Il y a quelques semaines, un secrétaire d’Etat que les Tunisiens n’avaient  découvert qu’à l’occasion du coup d’Etat  au Mali où il était en voyage officiel, annonçait solennellement que les citoyens des cinq pays du Maghreb pourront désormais entrer en Tunisie sans passeport, y travailler, y posséder biens mobiliers et immobiles et même voter lors des prochaines élections municipales. Le 26 juin 2012, en effet, Abdallah Triki, secrétaire d'Etat aux Affaires africaines, maghrébines et arabes auprès du ministère des Affaires étrangères, avait annoncé que la Tunisie a décidé de mettre en œuvre,  «unilatéralement», précisait-il alors, les cinq libertés pour les citoyens maghrébins sans obligation d’octroi d’autorisations préalables  par  l’administration tunisienne. Et alors que toute la classe politique tunisienne bouillonnait contre cette décision, le silence était alors complice du ministre tunisien des Affaires étrangères. Il ne se réveillera qu’à la première gifle maghrébine, qui viendra de l’Algérie, par le rejet de cette mesure. Une semaine plus tard, le 2 juillet, Rafik Abdessalem retrouve alors  ce qui reste de dignité au Tunisien, pour déclarer que «le passeport est toujours exigé pour l’accès des ressortissants maghrébins au territoire tunisien». Rencontré, mercredi dernier, à la Radio nationale, le ministre de l’Agriculture, Mohamed Ben Salem, nous dira en aparté que son collègue était en colère. Aucune sanction ne sera pourtant prise contre ce secrétaire d'Etat qui a fâché son ministre, fait prendre une magistrale claque algérienne à tout un peuple, transgressé toutes les lois en la matière, dépassé son ministre, son chef de gouvernement et toute l’Assemblée Constituante. Du grand n’importe quoi dont la Tunisie n’avait nul besoin. Du grand n’importe quoi qui confirme, encore une fois, si besoin est, que le gouvernement Jbali est constitué d’apprentis politiciens et qu’ils se révèlent être, à chaque fois, des apprentis sorciers !!

Marzouki et ses déclarations !

A tous ces évènements, on ajoutera bien sûr, Moncef Marzouki. Président provisoire qui prend goût aux plaisirs de la présidence et son confort fait de voitures luxueuses, de cortèges en fanfare et de balades en yacht. Un politicien farfelu qui brasse de l’air dans des prérogatives vides de toute substance exécutive et membre d’une coalition qui fait eau de toutes parts. C’est aussi un ancien président d’un CPR rebelle qui se fait tirer dans les pattes et fait usage excessif de la démission. Marzouki est devenu un président qui fait du grand n’importe quoi. Il communique par Facebook avec les instances officielles d’un Etat en construction. Il annonce un premier discours pour l’annuler à cause d’un match qui n’a rien de tuniso-tunisien. Il laisse dire qu’il refera un autre discours pour démentir ce second discours, à quelques heures de sa diffusion. Il refuse de démissionner comme le lui conseille tout le monde et comme l’attend une large frange de Tunisiens, pour aller dire devant des représentants de partis politiques, qu’il avait failli le faire. Du grand n’importe quoi pour un Etat qui a toujours vécu avec un Président dont la parole n’est pas que du vent et dont les mots sont des faits. Un Président dont les déclarations sont des évènements politiques qui balisent l’avenir. Un Président dont l’image est celle de tout un peuple. Marzouki est, désormais, un grand n’importe quoi !


Par Khaled Boumiza.

Crise malienne : la Cedeao tergiverse, Ansar Dine détruit

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« Les islamistes d’Ansar Dine sont venus dès 5 heures du matin, munis de marteaux, de haches, de pelles pour casser les mausolées de tous les saints au niveau du cimetière Sidi Mahmoud de Tombouctou. Et ils ont tout détruit, tout cassé », racontait, médusé, un habitant témoin de la scène.

Et c’est une population indignée, choquée, transie par une colère mal contenue qui a découvert au réveil le triste spectacle en cette matinée du samedi 30 juin 2012 ; une pratique obscurantiste qui ressemble, à s’y méprendre, à cet autre triste spectacle des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan que les Talibans avaient démolis à coups d’explosifs et d’artillerie. La culture, dit-on, c’est ce qui reste lorsqu’on vous a tout enlevé. Alors les islamistes d’Ansar Dine entendent-ils pousser cette population si meurtrie dans ses derniers retranchements ?

Plus de doute, car ces aveugles de Dieu estiment que détruire les mausolées est une manière de se mettre en conformité avec la charia. Il n’est pas autorisé de construire un monument sur une tombe, selon un représentant de ce mouvement islamiste pour qui « l’être humain ne doit pas s’élever plus haut que Dieu. Pour nous, c’est la charia et on ne va rien laisser. On va détruire tous les mausolées. Tout. » C’est dire que le « génocide culturel » engagé par Ansar Dine ne fait que commencer.

Une destruction de mausolées que l’Unesco a qualifiée de « tragique ». Prévoyante, car sentant venir les choses, l’Organisation des nations unies en charge de la culture avait placé, deux jours auparavant, Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.

C’était on ne peut plus un signal fort lancé en direction de la Communauté internationale sur les dangers qui pèsent sur cette ville aux mains des islamistes depuis la fin mars. On se souvient que l’UNESCO avait d’ailleurs demandé à l’Union africaine et à la même Communauté internationale de faire « tout leur possible pour aider à protéger Tombouctou et le tombeau des Askia ».

Visiblement, la CEDEAO, l’Union Africaine, voire la Communauté internationale n’ont pas encore fini de tergiverser, de se dépêcher lentement pour se décider enfin à prendre à bras le corps le problème, plutôt que de faire montre, à travers de soporifiques rencontres au sommet et des discours convenus, étalage de leur impuissance à combattre l’hydre islamiste au Nord-Mali.

Le dernier sommet de la CEDEAO est la parfaite illustration de cette incapacité de cette communauté internationale à traiter au plus vite le mal qui gangrène le septentrion malien.

Ainsi, ouvert vendredi à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire (la veille de la destruction de sites historiques de Tombouctou), le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO entendait prendre des mesures pour éviter un « enlisement au Mali ».

Hormis la décision d’envoyer immédiatement une mission technique d’évaluation sur le terrain, en prélude à l’arrivée d’une délégation de la CEDEAO au Mali (MICEMA), aucun autre acte concret n’a été posé, si ce n’est le retrait du statut d’ancien chef d’Etat au putschiste capitaine Sanogo ; autant dire presque rien qui annonce un véritable sursaut pour bouter ces islamistes et autres indépendantistes du MNLA hors des limites territoriales de ce pays de plus d’un million de kilomètres carrés. Et, pourtant, l’heure est si grave que nous ne devrions plus en être aux tergiversations, mais au passage à l’acte salvateur.

Source: L’Observateur Paalga

Alpha Condé espère les législatives en septembre et est favorable à une intervention au Mali

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Le président guinéen Alpha Condé a dit lundi (2/2/12) espérer que les élections législatives, reportées à plusieurs reprises dans son pays, pourraient avoir lieu "à la fin de la saison des pluies", c'est-à-dire en septembre.

"La francophonie (OIF, Organisation internationale de la Francophonie, ndlr) a envoyé deux missions en Guinée, ils ont rencontré tous les partis et les diplomates et ils ont identifié ce qu'il faut faire" pour "assurer la transparence et la sécurité des élections", a déclaré M. Condé à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue français François Hollande à l'Elysée.

"Dans quelques jours", les représentants de l'OIF "vont revenir renforcer la Céni (Commission électorale nationale indépendante) et nous espérons arriver rapidement à un chronogramme (calendrier, ndlr) entre la francophonie et la Céni pour que les élections puissent avoir lieu dès la fin de la saison des pluies", a-t-il précisé. Cette période correspond à peu près au mois de septembre.

"Je me suis battu pendant 50 ans pour la démocratie, j'ai souffert des élections truquées pendant plus de 20 ans. Je veux des élections propres donc je veux m'assurer d'abord que le chronogramme est réaliste avant de fixer la date", a expliqué le président guinéen.
La visite en France d'Alpha Condé, entamée vendredi, a lieu dans un contexte de contestation de l'opposition guinéenne pour la tenue d'élections législatives.

Ces élections devaient se tenir six mois après son investiture le 21 décembre 2010, mais elles sont sans cesse repoussées.
Les dernières législatives remontent à juin 2002, à l'époque du régime du président Lansana Conté, décédé en décembre 2008 alors qu'il était au pouvoir depuis près de 24 ans.

Alpha Condé s'est également prononcé lundi en faveur d'"une solution militaire", menée par "des troupes africaines", pour combattre au Mali les islamistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

"Tout le monde est inquiet de ce qui se passe au Mali", a déclaré le chef de l'Etat guinéen. "Il faut lutter militairement contre Al-Qaïda et les autres qui sont en train de détruire ce qui fait la gloire de l'Afrique", a-t-il ajouté à propos de la destruction par des islamistes de sites religieux classés au patrimoine mondial de l'Unesco à Tombouctou. "Il est évident que la solution avec le mouvement islamiste n'est pas de négociation mais une solution militaire", a-t-il affirmé espérant "rapidement une résolution du conseil de sécurité" de l'ONU dans ce sens.

"C'est toute l'Afrique qui doit intervenir au Mali, c'est pas seulement la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), c'est des troupes africaines qui doivent intervenir parce que la présence de ce mouvement est non seulement dangereuse pour l'Afrique mais pour le monde entier, donc nous devons passer à l'action", a-t-il expliqué.

Les islamistes qui contrôlent le nord du Mali ont poursuivi lundi (2/7/12) la destruction de bâtiments religieux musulmans à Tombouctou et posé des mines autour de Gao pour se protéger d'éventuelles attaques de rivaux touareg ou de soldats d'une force ouest-africaine.

Source: AFP

Le président sénégalais en passe d'obtenir une large majorité à l'assemblée nationale

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Après la présidentielle qu’il a largement remportée, le nouveau président sénégalais est encore en passe de disposer d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. En effet, selon les premières tendances des résultats des élections législatives tenues le 1er juillet dernier, la coalition Benno Bok Yakaar qui le soutient, l’emporterait dans une quarantaine de départements sur les quarante-cinq que compte le pays avec une centaine de députés élus au scrutin législatif.

Si ces résultats venaient à être confirmés, Macky Sall aurait donc les pleins pouvoirs, celui de l’exécutif et du législatif. Ce qui, de toute évidence, lui permettrait, sauf faute de moyens financiers, de mettre en œuvre son programme politique sans trop de joutes politiques.

Cette victoire aux législatives ne serait d’ailleurs pas une grande surprise, car il est presque certain que la majorité des Sénégalais qui avaient voté pour le nouvel homme fort de Dakar, ne lui feront pas faux bond de sitôt. Sauf s’il leur montre son incapacité à répondre à leurs attentes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette victoire annoncée mais non encore confirmée, vient témoigner, sinon prouver que les Sénégalais, dans leur grande majorité, font confiance à Macky Sall et à sa coalition.