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Société

La chasse au pro-Gbagbo ne fait que commencer...

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Le président Gbagbo a été kidnappé et serait à l’hôtel du Golf selon l’ONUCI:
«Le chef des opérations de maintien de la paix aux Nations unies, Alain Le Roy, a affirmé ce lundi que l’ONU assurait la sécurité de Laurent Gbagbo, arrêté aujourd’hui, rapporte l’AFP. « Les gendarmes de l’ONU assurent maintenant la sécurité de M. Gbagbo et de sa femme dans un appartement de l’Hôtel du Golf » à Abidjan, a déclaré Alain Le Roy. »

Malgré les messages de réconciliation de Ouattara du  boucher sanguinaire de la démocratie française, destinés à endormir ceux qui veulent bien y croire, la chasse aux sorcières commence à Abidjan: Les hommes de Soro et Ouattara sont déjà en train de dresser la liste des personnes à attaquer dès ce soir. Quartier par quartier. Rue par rue.

« On cherche les LMP, ils sont où ? » demandent les bandes armées de Ouattara dans les quartiers. Pour échapper aux exactions des hommes de Soro et de Ouattara, il faut être dioula, baoulé ou burkinabé. Les FPI / LMP , gendarmes, policiers, leaders et membres des mouvements patriotiques sont recherchés pour être mis à mort. A Attécoubé, Angré, Soleil 3, Yopougon, Koumassi remblais, le recensement macabre a commencé.
Cette nuit sera la nuit des pires exactions.

Plutôt que d’attendre la mort terrés chez eux, des Ivoiriens ont pris la route de l’hôtel du Golf pour libérer le président Gbagbo.

A Paris, une manifestation des Ivoiriens été violemment réprimée sur les Champs-Elysée par la police de Sarkozy



Bahiet Flore

Recueils de témoignages se rapportant aux exactions commises en Côte d’Ivoire par la France et les USA

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Frères et sœurs, fils et filles, parents,

Africa Libré est à votre disposition pour recueillir et centraliser vos preuves et témoignages se rapportant aux exactions commises en Côte d’Ivoire par la France et les USA.

La Côte d’Ivoire a besoin de ces éléments de preuve pour faire cesser juridiquement la barbarie de Nicolas SARKOZY en Côte d’Ivoire. Oui, une action en justice contre Nicolas SARKOZY, l’armée française et la France est possible. Elle est même nécessaire. Elle est d’autant plus incontournable que la France réunit, de jour en jour, les preuves contre elle – même.

Au nom de quel droit un pays peut – il priver la population d’un autre pays de soins médicaux et de nourriture ? A quel titre la France peut elle bombarder et tuer la population ivoirienne (3000 morts devant la résidence présidentielle) ? La France est elle en droit d’exiger le départ du Président Laurent GBAGBO ?

Il faut mettre la France devant ses responsabilités. Ses dirigeants doivent être poursuivies et condamnées devant les tribunaux. Mais pour y arriver, des preuves intangibles doivent être fournies. Celles – ci doivent être collectées, centralisées et mises à la disposition des avocats, des organisations des Droits de l’homme et toute institution demanderesse.

Merci d'apporter vos preuves et témoignages, leur localisation, l’étendue du forfait, la description photos et vidéos si possible, de l’agresseur, vos preuves ou témoignages, l’évaluation des biens pillés, le nombre de personnes assassinés.

Agissez pour que nos parents morts, qui ont donné leur vie pour nous libérer et sortir la Côte d’Ivoirien du joug colonial, puissent reposer en paix.

Jacques, Mouvement d'Actions Panafricain

Lettre d'un ivorien à Alassane Dramane Ouattara

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Dramane Ouattara,

Je t'envoie ce courrier parce que j'ai parlé ce matin avec ce qui reste de ma famille et mes amis à Abidjan et j'ai le cœur qui saigne.
Mon cousin Séry m'a dit: "Gnahoré, prie pour nous parce que la situation est extrêmement grave. On nous enlève et on nous tue ou on nous exhibe à la télé comme prisonniers. Ils sont très nombreux et j'ai des doutes qu'ils écoutent leur chef Ouattara qui ne les maitrisent plus. Ils sont assis à la sortie du quartier et on doit les payer chaque jour....."!

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Côte d'Ivoire : la solidarité se développe sur internet

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SOS MEDECIN CONSEILS (situation de guerre)

 

Alors que les habitants d’Abidjan sont cloîtrés chez eux, internet devient le relais des appels à l’aide en Côte d'Ivoire. Plusieurs initiatives solidaires se sont créées pour leur porter secours. Le chaos règne sur Abidjan depuis une semaine. Pour éviter les tirs et échapper aux pillages, les Ivoiriens se sont barricadé chez eux, ne sortant qu'au péril de leur vie. Au fil du temps, les moyens de communiquer vers l’extérieur se sont fait de plus en plus rares.  Les distributeurs de cash sont vides depuis longtemps. Difficile de se procurer des unités pour les téléphones portables. Même depuis l'étranger, les systèmes de recharge par carte de crédit sont paralysés. Les personnes malades, isolées, ont du mal à se signaler ou même à trouver des médecins qui acceptent de braver les dangers de la guerilla urbaine. Mais l’ingéniosité de quelques jeunes Ivoiriens aidés d’Internet à peut-être fait des miracles.

 

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Massacres à Duékoué et graves exactions des pro-Ouattara contre la population

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Duékoué-Côte d’Ivoire – La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) est extrêmement préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Côte d’ivoire.
Elle condamne, dans cette déclaration datée du 2 avril 2011, les graves exactions commises contre la population civile par les parties en conflit dans le cadre de l’offensive lancée par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire pro Ouattara pour prendre le contrôle du pays, notamment la capitale économique Abidjan. «La FIDH confirme l’existence de massacres dans la ville de Duékoué, à l’ouest du pays, où depuis le second tour de l’élection présidentielle plus de 800 personnes ont été exécutées. Des témoignages confirment des exécutions ciblées d’individus notamment d’éthnie Guéré le 29 mars 2011 dans le quartier « Carrefour ».
A Guiglo, plusieurs dizaines de personnes auraient trouvé la mort du fait de miliciens et de mercenaires libériens en fuite vers la frontière du Libéria.

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Français de Côte d'Ivoire : Portrait d’un baroudeur

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Engagé à 17 ans dans la Légion, sans le bac, il nous expliquait récemment : « En Afrique, j’ai gagné de l’argent dans la sécurité, mais je ne suis pas un mercenaire. »

Parmi les Français qui vivent en Côte d'Ivoire, c’est un personnage atypique, le prototype du baroudeur blanc qui a fait fortune en Afrique, un personnage de cinéma à la Belmondo. Sauf que Frédéric Lafont, 41 ans, est bien réel. Il dirige 23 sociétés et il emploie 4.000 personnes en Côte d'Ivoire. Ses détracteurs racontent qu’il a construit son empire grâce aux importations d’armes, au transport de mercenaires et aux services rendus au président Laurent Gbagbo. Lui dément formellement : « Je suis simplement un homme d’affaires qui a beaucoup travaillé, et qui a réussi. »

Roulant en Aston Martin, en Porsche ou en Hummer, avec « un tempérament un peu cabot », selon sa propre épouse, cet ex-légionnaire n’a pas le profil du businessman en costume-cravate.

Engagé à 17 ans dans la Légion, sans le bac, il nous expliquait récemment : « En Afrique, j’ai gagné de l’argent dans la sécurité, mais je ne suis pas un mercenaire. » Son histoire mérite d’être racontée.

Spectaculaire reconversion

Tout commence en 2000. Frédéric Lafont, sous-officier hyperactif, en a assez de la vie militaire, mais il garde le goût de l’aventure. Il décide de se reconvertir dans le commerce, quittant la grande muette pour créer sa première société, un commerce de matériel de sécurité à Abidjan. Il tombe à point : « Sur place, personne ne vendait un tel matériel, alors que la situation commençait à chauffer. Il a trouvé le bon créneau au bon moment », explique un de ses salariés.

Effectivement, le Français a trouvé le bon filon. Il va l’exploiter à fond : sécurité des biens et des personnes, protection d’institutions et d’entreprises… Il se découvre un talent de commerçant, mais surtout il valorise son expérience de légionnaire : « C’est cela le secret de sa réussite, Frédéric n’est pas un simple marchand. Dans un pays au contexte tendu, il est toujours prêt à défendre ses employés comme ses clients. En 2004, quand les soldats français eux-mêmes ne pouvaient pas aller au secours des Français piégés chez eux, lui, il y allait », affirme son épouse, Louise, rencontrée peu après son arrivée en Côte d'Ivoire.

Agence tout Risk

A partir de leurs sociétés de sécurité, Risk et Vision, tous les deux vont prospérer : restaurants, discothèques, hôtels, événementiel et même une petite compagnie aérienne, Sophia Airlines.

Une telle réussite impressionne et fait jaser : « Trop beau pour être honnête », selon certains. Un moment suspecté d’avoir violé l’embargo des Nations unies sur les armes, Lafont a pourtant été blanchi par l’ONU et l’UE. Son avocat, Me Gilbert Collard, affirme : « C’était un coup monté, une histoire de jalousie. »

Tous sont inquiets

Malgré l’instabilité politique, Lafont a toujours poursuivi tranquillement ses affaires, « en évitant surtout de me mêler à la politique », dit-il.

Quand on l’interroge sur son côté bling-bling, il s’en amuse : « Durant mes quinze années à la Légion étrangère, j’en ai bavé, dit-il. C’était très dur. Maintenant, je veux me faire plaisir ! » Difficile de percer tous les secrets de ce personnage, flamboyant et énigmatique. Une seule certitude : l’Afrique reste un excellent terrain de jeu pour les baroudeurs de cette trempe. Mais il ne faut pas généraliser : Frédéric Lafont n’est pas le reflet de la communauté française installée en Côte d'Ivoire. Il en est seulement un membre atypique et chanceux. La plupart des 12.000 Français qui vivent dans ce pays ont des revenus modestes, et mènent une vie discrète. Tous ont une situation précaire. Riches ou pauvres, aujourd’hui, tous sont inquiets, et tous s’interrogent sur leur avenir. Depuis jeudi soir alors que la ville avait été livrée à la violence et aux pillages, quelque 150 ressortissants français et 350 étrangers d’autres nationalités ont été accueillis au camp de Port-Bouët de la force française Licorne à Abidjan. D’autres plus prudents avaient commencé depuis plusieurs semaines à prendre la direction de Paris dans la crainte de revivre un déchaînement de violence comme en 2004.

Abidjan ANTOINE KOWALSKI