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Aviation civile en Rdc : les aéroports congolais, un danger pour le public !

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Vue de l'aéroport de Goma

En Rdc, les aéroports sont devenus un risque imminent pour la population ; le cas présent a été celui du crash de l’avion onusien qui a causé autant des morts. C’est un grand coup de main que le gouverneur de la province du Katanga, Moise Katumbi, a donné pour l’exécution des travaux d’asphaltage de l’aéroport international de la Luano, à Lubumbashi. Les travaux de réhabilitation de cet aéroport s’étaient alors poursuivis normalement.
Pour aller très vite, le gouvernement provincial du Katanga avait décidé de fermer cet aéroport entre 20h et 5h du matin. Le président de la République    a déboursé pour ces travaux qui portaient sur les 800 premiers mètres de la piste 3 millions de dollars américains. Et pour terminer vite, les vols de nuit ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Le 4 avril 2011, un avion des Nations Unies qui avait à son bord 29 passagers et 4 membres d’équipage s’est écrasé lundi alors qu’il atterrissait à l’aéroport international de N’djili. L’avion faisait la liaison entre la ville de Kisangani et Kinshasa. La MONUSCO a précisé dans un communiqué que l’avion s’était écrasé en début d’après-midi à l’aéroport de Kinshasa N’Djili. Parmi les personnes à bord de l’avion se trouvaient des employés de l’ONU mais aussi d’autres Organisations. « Des équipes médicales de secours ont été dépêchées immédiatement sur les lieux. Une équipe d’urgence a été mise sur pied pour recueillir de plus amples informations qui seront communiquées ultérieurement », ajoute le communiqué. Selon la presse, l’avion s’est écrasé alors que des pluies torrentielles s’abattaient sur Kinshasa à ce moment-là.

Le Conseil de sécurité a exprimé sa profonde tristesse et a présenté ses condoléances aux familles des victimes, a déclaré la Présidence du Conseil de sécurité pour le mois d’avril qui est occupée par la Colamble.

L’aérodrome de Boma est devenu un danger public, en raison de la dégradation avancée de sa piste d’atterrissage. Les érosions, les nids de poule et la boue accélèrent l’affaissement de la piste.

Selon le commandant de l’aérodrome de Boma, cette situation est responsable de la baisse de trafic que connaît actuellement cet aérodrome qui n’enregistre plus que 140 mouvements par mois contre 200 au paravent. Les usagers de l’aérodrome de Boma lancent un appel aux autorités compétentes pour que des travaux de grande envergure soient engagés, afin de sécuriser la vie des personnes ainsi que les engins.

« La RVA est devenue une société commerciale sous sa nouvelle dénomination RVA­ SARL, le comité de gestion, qui travaille désormais avec obligation des résultats, doit donc veiller à rentabiliser cette entreprise », a commenté un transporteur aérien sous couvert de l’anonymat. Construite en 1950, la piste de l’aérodrome de la RVA à Boma n’a jamais connu une véritable réhabilitation, en dehors des quelques travaux    de rechargement et de drainage initiés de temps en temps par son commandant.

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